vendredi 23 juin 2017

Chronique : Supernormal

Merci Aux Forges et Vulcain et à Babelio

Supernormal de Robert Mayer

Aux Forges de Vulcain, coll. Littératures, 2017, 312 p.

traduit par Francis Guévremont

Super-Héros, Fantastique

David Brinkley a été le plus grand des superhéros. Mais il est difficile d’être et d’avoir été. Un jour, il prend sa retraite, se marie, commence à perdre ses cheveux, à prendre du poids, et s’installe en banlieue. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, quand une série de catastrophes décime la population de superhéros disponibles pour sauver New York. Plus de Superman, plus de Batman. C’est David qui doit retrouver ses collants, sa cape et son masque pour sauver une Amérique qui doute, en pleine Guerre Froide. Le seul problème, c’est que notre héros est désormais un homme entre deux âges, dont les pouvoirs tombent parfois en panne, et qui se sent complètement dépassé par l’Amérique des années 70, avec son cortège de nouveautés. Il se lance quand même dans l’aventure, et nous emmène avec lui dans un thriller qui plonge avec humour dans les méandres d’une Amérique qui doute, après l’affaire du Watergate et la fin de la guerre du Vietnam.

jeudi 22 juin 2017

Throwback Thursday Livresque #30 Voilà l'été !

BettieRose a lancé il y a quelques mois ce nouveau RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

Voilà l'été ! Maintenant que je vous ai mis cette chanson dans la tête, j'imagine que vous aurez compris que le thème de la semaine, c'est l'été. Voilà. Ceci était l'intro la plus courte de l'univers bloguesque, de rien !
Malgré la chanson et la jolie image qui fleure bon la fête et le farniente, on va un peu s'éloigner de tout ça. J'ai choisi une lecture toute récente, une lecture que j'ai beaucoup apprécié, une ecture qui se dévore comme un thriller, qui devrait vous mettre mal à l'aise. Mais ça se passe en été, dans un lieu calme et immuable, et pendant les vacances des protagonistes. J'ai envie de dire qu'on est pile dans le thème ! Vous pouvez retrouver ma chronique complète de L'été dernier à Syracuse de Delia Ephron, mais vite fait bien fait :
 
Ce roman a un petit quelque chose du thriller, avec une tension qui monte crescendo, le tout dans un décor parfait et lumineux, calme et immuable, complètement à l'inverse de ce que l'on va découvrir peu à peu concernant les différents personnages et situations qu'ils vont traverser. 
Je tire mon chapeau à l'autrice pour avoir su me surprendre dans sa façon de mener la narration, et surtout pour ses personnages desquels elle a vraiment brossé un portrait fin et nuancé.



mardi 20 juin 2017

Chronique : Jusqu'à l'impensable

Merci à Audiolib pour leur confiance !

Jusqu'à l'impensable de Michael Connelly

Audiolib, coll. Suspense, 2017, 711 mn

traduit par Robert Pépin

lu par Jacques Chaussepied

Calmann-Lévy, 2017, 400 p.

Policier, Thriller

Harry Bosch, retraité du LAPD malgré lui, tente de tuer le temps en remontant une vieille Harley lorsque Mickey Haller, son demi-frère avocat de la défense, lui demande de l'aide. Il ne voit en effet que Bosch pour l'aider à innocenter Da Ouan Foster, un ex-membre de gang accusé d'avoir battu à mort la directrice adjointe des services municipaux de West Hollywood. Même si la preuve est accablante, Haller en est sûr, son client est innocent.? Dilemme pour Harry ! Passer du côté de la défense quand on a travaillé avec passion pour la police de Los Angeles toute sa vie ? Tout simplement impensable.

Je me suis laissée tenter par ce bouquin parce que malgré mon amour des polars / thrillers et autres enquêtes plus ou moins macabres, je n'avais jamais lu l'auteur.
Oui, ben ça va, on se calme, hein !
Bref, j'ai bien vu que c'était la 21ème enquête de l'inspecteur que j'allais rencontrer, mais, hé ! J'ai le goût du défi.

lundi 19 juin 2017

C'est Lundi, que lisez-vous ? #63

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 

dimanche 18 juin 2017

Lazy Sunday #65 avec Maybe Someday

Je ne sais pas vous, mais moi, le dimanche, j'ai souvent un peu la flemme d'écrire une jolie chronique. Ou même une moche
Lazy Sunday (j'ai hésité avec "Dimanche de feignasse", mais ça faisait moins cosy et plus loque humaine, donc je me suis rabattue sur la version anglophone du machin) sert à vous présenter rapidement ma lecture en cours (ou celle que je viens de finir), et à vous teaser en vous mettant quelques phrases tirées d'une page au hasard.

  
Maybe Someday de Colleen Hoover
Audible, 2017, 9h42
lu par Christèle Billault
Pocket, 2017, 480 p.
traduit par Pauline Vidal
Romance, Contemporaine













Avec tout le bruit que fait cette autrice à chaque parution, et en particulier ce livre-ci, je me suis dit qu'il fallait bien que je me laisse tenter. Après tout, je n'avais pas grand-chose à perdre. N'étant pas vraiment amatrice du genre, j'ai croisé les doigts très fort pour que ça me plaise autant que ça a pu plaire à beaucoup.

De Sidney, étudiante en musique qui vient d'apprendre que son copain depuis 2 ans la trompe avec sa meilleure amie, et de Ridge, musicien, qui la recueille.
Ils vont se retrouver autour de la musique, et évidemment, des sentiments vont naître.

Il n'y a que vingt-six lettres dans l'alphabet. On n'imagine pas tout ce qu'on peut tirer de vingt-six lettres. On n'imagine pas tout ce qu'on peut faire ressentir en les mêlant pour former des mots.

samedi 17 juin 2017

Chronique : Gardiens des Cités Perdues

Gardiens des Cités Perdues, tome 1 de Shannon Messenger

Lumen, 2014, 510 p.

traduit par Mathilde Bouhon

Fantasy, Jeunesse

Depuis des années, Sophie sait qu’elle n’est pas comme tout le monde. Elle se sent à part à l’école, où elle n’a pas besoin d’écouter les cours pour comprendre. La raison ? Elle est dotée d’une mémoire photographique… Mais ce n’est pas tout : ce qu’elle n’a jamais révélé à personne, c’est qu’elle entend penser les autres comme s’ils lui parlaient à voix haute. Un casque vissé sur la tête pour empêcher ce bruit de fond permanent de la rendre folle, elle se promène un matin avec sa classe au musée d’Histoire naturelle quand un étrange garçon l’aborde. Dès cet instant, la vie qu’elle connaissait est terminée : elle n’est pas humaine et doit abandonner son existence entière pour rejoindre un autre univers, qu’elle a quitté douze ans plus tôt. L’y attendent une pléiade de nouveaux condisciples, amis et ennemis, et une question obsédante : qui est-elle ? Pourquoi l’a-t-on cachée dans le monde des humains ? Pourquoi n’a-t-elle que des souvenirs partiels de son passé ? Un premier roman baigné de magie, dont la fantaisie et le sens du suspense font des miracles, et où éclate le talent indéniable de Shannon Messenger. Un nom à retenir !

Ce n'est pas compliqué, j'entends parler de cette série depuis des lustres. Autant dire que j'avais des attentes plus grandes que moi (ce qui n'est pas difficile, mais tout de même, puis c'est pas le sujet) surtout que certains comparaient le machin à un Harry Potter.
Spoiler (non) : mes attentes ont été exaucées (pas sûre que cette phrase ait un sens réel, peu importe) (vous, moi, et mon français aléatoire, on se comprend).

jeudi 15 juin 2017

Throwback Thursday #29 Super-Papa !

BettieRose a lancé il y a quelques mois ce nouveau RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

Ok, je vous avoue que j'ai un peu galéré. Je me rends compte que dans mes lectures, soit la figure paternelle n'est pas présente, soit elle est défaillante, soit elle est anecdotique. Et quand le père est vraiment cool, c'est un peu une surprise dans le livre, parce que le type en question n'était pas tout à fait sensé être le père. Bref. Alors, j'aurais pu prendre le machin au pied de la lettre et vous causer de ma lecture en cours, puisque le héros est un superhéros, et qu'il s'avère qu'il a des enfants, mais ç'aurait été de la triche.
Du coup, je vais vous parler d'un des personnages du Van de Valérie Hervy (une lecture qui ne m'avait pas transcendée, ceci dit). Ce papa qui se fait d'abord prendre en otage avec son bébé, pour finir en road-trip déjanté n'oublie jamais, malgré la peur, les situations improbables qu'il affronte, qu'il a un petit bout dont il doit assurer le bien-être. Et vu qu'en plus, il l'élève tout seul, chapeau bas !

L'intrigue est plutôt prenante et j'ai aimé les réflexions de l'auteure au sujet du traitement et de l'accueil réservés aux migrants, en particulier ceux en situation irrégulière. Même si on peut y trouver par moments un côté moralisateur, ça reste assez intéressant pour donner envie d'y réfléchir.
Et au-delà, l'image même qu'on a de l'immigration et les clichés qui vont avec vont être questionnés.
Donc, en ce qui concerne l'intrigue et les thèmes de réflexions, j'ai vraiment passé un bon moment de lecture.
Par contre, une chose m'a bloquée. Le traitement de la psychologie des personnages. Et de leur pensée. L'auteure nous dit tout. Alors que le narrateur soit omniscient, je veux bien. Qu'on en sache plus que les personnages, pas de soucis. Mais là, on avait la totale d'écrit. Rien de sous-jacent, d'implicite. Rien qui se devine.