samedi 25 mars 2017

Test / Tag PKJ : 100% féminin

Ceux qui me suivent un peu le savent, le féminisme et la défense des droits des femmes est une chose qui me tient vraiment à cœur. Malheureusement, en littérature, l'héroïne, quand elle n'est pas un vague personnage secondaire, est souvent tellement féminisée qu'elle n'a de raison d'être que parce qu'elle est une femme. À quoi bon avoir des motivations, j'ai des bOObs. En gros, hein.
Bref, ce tag me tentait pas mal, du coup !

vendredi 24 mars 2017

Chronique : Songe à la douceur


Songe à la douceur de Clémentine Beauvais

Sarbacane, coll. Exprim', 2016, 239 p.

Contemporaine, Réécriture

Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant, et plein d’ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse de lui, et lui, semblerait-il… aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il la lui faut absolument. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ? Songe à la douceur , c’est l’histoire de ces deux histoires d’un amour absolu et déphasé – l’un adolescent, l’autre jeune adulte – et de ce que dix ans à ce moment-là d’une vie peuvent changer. Une double histoire d’amour inspirée des deux Eugène Onéguine de Pouchkine et de Tchaikovsky – et donc écrite en vers, pour en garder la poésie.

Il y a quelques mois, on a beaucoup parlé de ce livre, en vers libres, une réécriture de Pouchkine et Tchaikovski Eugène Onéguine. J'ai lu un peu de littérature russe quand j'étais au lycée (russe LV3 les gars), mais jamais Pouchkine, je dois bien l'avouer.
Les critiques / avis / chroniques étaient tellement enthousiastes au sujet de ce roman modernisé que je me suis laissée avoir. Avec des attentes grandes comme ça (là, faut m'imaginer faire un grand écart avec mes bras).

jeudi 23 mars 2017

Throwback Thursday Livresque #18 : Un Pavé !

BettieRose a lancé il y a quelques mois ce nouveau RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

 
Moi, les pavés, j'aime ça. D'ailleurs, suis inscrite au challenge des pavés sur LivrAddict, non pas pour m'inciter à en lire, mais parce que je sais que j'aurai un score pas dégueu. Pour vous donner une idée, quand j'étais jeune et fauchée (en particulier pendant mes années lycée / fac, quand mon budget bouquins passait dans les lectures obligatoires) (sans déconner, ils se rendent compte de combien ça coûte avant de nous obliger à acheter 14 livres / an dans telle édition que c'est la dernière, donc introuvables d'occase ???) je faisais un calcul quantité / qualité / prix. Je pense que pendant quelques années, je n'ai rien lu qui fasse moins de 400 pages. 
Cette introduction fort intéressante (si si !) pour arriver au fait que j'ai bien du mal à me décider avec le thème de cette semaine. Bon, 500 pages, ok, ça en élimine quelques-uns de ces livres, mais sachant qu'un paquet de mes livres préférés en font bien plus (hello 100 ans de solitude, Le monde selon Garp, Belle du Seigneur pour les premiers titres qui me viennent en tête), ça devient vite un casse-tête chinois. Mais, le livre que je m'auto-donne envie de le relire, pour cette fois, ce serait De sang-froid de Truman Capote. Classique de la littérature américaine s'il en est, inspiré d'un sordide fait réel, résultat d'une investigation auprès des vrais criminels par l'auteur et qui a réussi à plonger Capote en dépression. Ambiance pas joyeuse en perspective, mais qu'est-ce que c'est bien écrit, et qu'est-ce que c'est fort d'un point de vue littéraire et psychologie des personnages...
La psychologie des personnages est génialement bien construite, le rythme est parfait, il n'y a pas de lourdeurs dans l'écriture (chose que j'appréhende toujours un peu avec les "classiques", même si celui-ci est plus récent). Mais rentrer autant dans la tête de criminels est très perturbant, au final.

mardi 21 mars 2017

Chronique : L'île des bienheureux

Merci aux Presses de la Cité et à NetGalley

L'île des bienheureux de Vea Kaiser

Presses de la Cité, coll. Domaine étranger, 2017, 450 p.

Contemporaine, Fresque familiale

Dans un petit village de montagne en Grèce, au début des années cinquante, yaya Maria, entremetteuse patentée, décide, à la suite d'un rêve prémonitoire, de marier son petit-fils, Lefti, avec sa coiusine Eleni, pour assurer la pérennité de sa famille. Mais ni Eleni, qui refuse qu'on lui dicte sa conduite, ni Lefti, qui veut qu'on le laisse tranquille, ne veulent de cette union. Cependant, parce qu'elle a eu la mauvaise idée d'insulter le chef de la police locale, Eleni se trouve face à un dilemme : séjourner en prison pour une période indéterminée ou épouser Lefti et rentrer dans le droit chemin. Malgré eux, les deux cousins exaucent donc le souhait de yaya Maria, ignorant qu'ils condamnent ainsi leur famille au malheur pour plusieurs générations...

J'ai commencé ce livre en y trouvant de suite un petit air de 100 ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez (c'est un chef-d’œuvre, je vous le dis de suite). Vu que c'est un de mes bouquins préférés de tous les temps, la comparaison a été rude. Parce que c'est moins dense, les fils de l'histoire sont moins bien tirés vu que c'est beaucoup plus court.
Mais rapidement, le récit prend une autre dimension. Parce qu'Eleni et Lefti, qui vont être au cœur de ce récit sont assez indépendants et forts pour qu'on arrête de les comparer. 
En plus, ça commence plutôt mal pour les deux cousins. Leurs mères (ou plutôt leur grand-mère, rapport que c'est elle qui tire les ficelles) ont décidé de les marier. D'ailleurs, Eleni a un peu été conçue exprès pour ça. Une histoire de préservation familiale, de traditions, d'héritage. Sauf que les deux cousins, s'ils sont très proches dans leur enfance vont grandir. Et le mariage, en tout cas ensemble, ça ne leur dit pas grand-chose.

lundi 20 mars 2017

C'est Lundi, que lisez-vous ? #52

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.



On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? (oui, OK, les semaines passées)



J'ai fini Rebecca de Daphné du Maurier. C'est marrant, parce que d'un côté j'ai adoré, puis l'héroïne m'a agacée, puis j'en aurais voulu plus. Donc voilà. Un peu compliqué de faire le tri de mon ressenti de lectrice.
L'île des bienheureux de Vea Kaiser m'a un peu rappelé 100 ans de solitude sur le principe. J'avais adoré, donc j'ai beaucoup aimé aussi.

dimanche 19 mars 2017

Lazy Sunday #56 avec L'école de la nuit


Je ne sais pas vous, mais moi, le dimanche, j'ai souvent un peu la flemme d'écrire une jolie chronique. Ou même une moche
Lazy Sunday (j'ai hésité avec "Dimanche de feignasse", mais ça faisait moins cosy et plus loque humaine, donc je me suis rabattue sur la version anglophone du machin) sert à vous présenter rapidement ma lecture en cours (ou celle que je viens de finir), et à vous teaser en vous mettant quelques phrases tirées d'une page au hasard.

  
Le Livre Perdu des Sortilèges, tome 2 - L'école de la nuit de Déborah Harkness
Orbit, 2012, 547 p.
Fantastique







J'avais lu le premier tome il y a à peu près un an, et je vous avoue que mes souvenirs étaient bien bien flous. Du coup, je me suis dit qu'il fallait vraiment que je me penche sur la suite au risque de ne vraiment plus rien comprendre...

De la suite des aventures de Diana, une sorcière, de son compère vampire Matthew et de leur quête de l'Ashmole 782, un mystérieux manuscrit que seule Diana peut découvrir. Dans ce tome, ils vont se retrouver à la fin du XVIème siècle, parce que oui, il y a du voyage dans le temps les amis !

L’École de la nuit professait des opinions hérétiques et méprisait la cour corrompue de la reine Élizabeth comme les prétentions intellectuelles de l’église et de l’université. « Déments, mauvais et dangereux à fréquenter » qualifiait le groupe à la perfection.

samedi 18 mars 2017

Chronique : Elle voulait juste marcher tout droit

Merci à ALbin Michel et Babelio pour cette lecture

Elle voulait juste marcher tout droit de Sarah Barukh

Albin Michel, 2017, 423 p.

Historique

1946. La guerre est finie depuis quelques mois lorsqu’Alice, huit ans, rencontre pour la première fois sa mère. Après des années à vivre cachée dans une ferme auprès de sa nourrice, la petite fille doit tout quitter pour suivre cette femme dont elle ne sait rien et qui lui fait peur, avec son drôle de tatouage sur le bras.
C’est le début d’un long voyage : de Paris à New York, Alice va découvrir le secret de son passé, et quitter à jamais l’enfance.

Comment trouver son chemin dans un monde dévasté par la guerre ? Avec une sensibilité infinie, Sarah Barukh exprime les sentiments et les émotions d’une enfant prise dans la tourmente de l’Histoire.

On se retrouve une fois de plus autour d'un roman qui va traiter de la seconde guerre mondiale. Mais attention, si la période a eu son lot de bouquins, ici, vous allez rencontrer un peu d'originalité dans son traitement. 
On va en effet suivre Alice, une toute petite fille au début du roman. C'est à travers ses yeux, d'abord sous l'occupation puis dans les années post-guerre que l'on va découvrir la portée de ce texte.