jeudi 21 septembre 2017

Throwback Thursday Livresque #40 Love Story

BettieRose a lancé il y a quelques mois ce nouveau RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

 
Je n'aime pas vraiment les romances, c'est un fait et j'assume complètement. Mais en voyant le thème de la semaine, contre toute attente, j'ai de suite eu une idée bien précise en tête. Deux, même (bon, en vrai 3, j'ai failli causer du bouquin qui s'appelle justement Love Story, mais mes souvenirs sont très flous si ce n'est que j'avais pleuré comme une madeleine), puisque l'un des deux romans en question avait déjà fait l'objet d'un TBTL, je me penche sur le second, parce que ce sera une possibilité supplémentaire de vous enjoindre à le lire. Même si c'est un méga pavé.
Et sans vous faire patienter davantage, voilà Belle du Seigneur d'Albert Cohen. Un gros pavé, le genre de livre qui ne passe pas dans le format - de 3 cm à la Poste, OK. Mais un bouquin majeur, qui pose des questions sur l'amour, sur la passion. Et puis Solal, quoi...
On rencontre ici Ariane et Solal, que l'on va suivre des prémisses de leur relation jusqu'au dénouement du roman. En Suisse, sur fond d'années 30, Solal, jeune homme physiquement sympathique à la brillante carrière (il travaille à la SDN, ancêtre ratée de l'ONU, et c'est un peu la classe) va tomber amoureux de la belle Ariane. Sauf que la dame est mariée et que son époux est un de ses subordonnés.
Amour impossible, tu peux commencer.
On va donc vivre l'attente, la fougue, la passion, l'empressement, les doutes des protagonistes. Et après, plus tard, la routine, la difficulté à pimenter une vie parfois moroses, les stratagèmes, l'ennui.
Derrière tout ça, la montée de l'antisémitisme et les prémisses de la seconde guerre mondiale qui vont venir compliquer la vie de Solal.
Derrière tout ça, une question revient : la passion est-elle de l'amour ? Peut-on aimer sans passion ? La passion doit-elle durer toujours ?
 

mardi 19 septembre 2017

La nuit, la mer n'est qu'un bruit

Lu en partenariat avec NetGalley et Piranha

La nuit, la mer n'est qu'un bruit d'Andrew Miller

Piranha, 2017, 304 p.

Traduit par David Tuaillon

Contemporaine, Drame


Tout oppose Maud et Tim. Fille unique de parents modestes, c’est une scientifique brillante et une femme pondérée. Issu d’une famille nombreuse aisée, il est musicien et un peu bohème. Elle est secrète, réticente à la vie, lui exprime ouvertement ses sentiments.
(La suite est un résumé personnel car la 4è de couverture est bien trop spoilante)
On va découvrir l'intimité de ce couple, leur façon de fonctionner, et l'importance de la navigation dans leur vie. Surtout dans celle de Maud, au final, parce que c'est elle que l'on va suivre le plus à partir d'un certain moment dans le récit.

Comme je l'ai dit plus haut, le résumé est trompeur puisqu'une bonne partie du livre se passe avant, voire bien bien avant. Du coup, j'étais un peu mi-figue mimolette en avançant dans ce livre, rapport que j'attendais ce qui est annoncé dans le résumé et que je ne vous ai pas recopié.
Mais à un moment, au bout d'une vingtaine de pages, j'ai arrêté d'être perplexe et de froncer le sourcil, ça donne des rides voyez-vous. Et je me suis laissée embarquer dans l'histoire.

lundi 18 septembre 2017

C'est Lundi, que lisez-vous ? #74

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 
La nuit, la mer n'est qu'un bruit d'Andrew Miller a été plutôt une bonne lecture. Le résumé trompeur a failli me faire refermer le livre, ceci dit, mais j'ai finie par être happée par l'histoire et le psychologie des personnages.
Le jour où... de Paul Beorn avait tout pour me plaire : le style de l'auteur que j'aimais déjà beaucoup, l'intrigue. Mais j'ai eu beaucoup beaucoup de mal au début avec sa façon d'incarner ses personnages; C'était à la fois souvent cru et dur dans les thèmes et un peu trop estampillé jeunesse pour moi. Mais au final, j'ai quand même apprécié et il faut dire que les pages se tournent toutes seules.   

dimanche 17 septembre 2017

Lazy Sunday #75 avec Le jour où...

Je ne sais pas vous, mais moi, le dimanche, j'ai souvent un peu la flemme d'écrire une jolie chronique. Ou même une moche
Lazy Sunday (j'ai hésité avec "Dimanche de feignasse", mais ça faisait moins cosy et plus loque humaine, donc je me suis rabattue sur la version anglophone du machin) sert à vous présenter rapidement ma lecture en cours (ou celle que je viens de finir), et à vous teaser en vous mettant quelques phrases tirées d'une page au hasard.

 
Le jour où... de Paul Beorn
Castelmore, 2014, 415 p.
Dystopie, Thriller

Parce que j'ai lu un livre de l'auteur il y a quelques années que j'avais beaucoup aimé (le livre, pas l'auteur, je ne le connais pas le gonze, hein) (mais il est probablement très gentil, juste, je ne le connais pas). Bref, la Grosse OP Bragelonne / Milady / Castelmore de l'an dernier m'avait permis de l'acquérir pour 0.99€, je me suis donc ruée dessus. Pour le laisser traîner dans ma liseuse, donc. Heureusement, le challenge Pioche dans ma PàL m'a permis de le sortir avant que le fichier ne se désintègre.

D'un futur pas si lointain où le Marchand de Sable est passé. Mais en mode définitif, et pour les plus de 16 ans. Tous les adultes sont donc endormis et les gamins doivent survivre. S'entraider, s'entre-déchirer, vivre sans eau / électricité / internet. Trouver à manger. C'est un roman survivaliste en milieu urbain, un livre de zombies sans zombies, mais où on se rend compte que le pire dans ce genre de situations, ce sont bien les autres.

Cette fois, le silence ne fait pas juste une petite visite. Il nous tombe dessus, il s'installe. C'est que ça pèse lourd, parfois, le silence. Ce que vient de dire ce gosse... On ne joue plus à cache-cache, là. Ils sont allés un cran plus loin, ils ont dépassé le point de non-retour, la ligne qui sépare les gens normaux des salauds.

samedi 16 septembre 2017

Les femelles

Les femelles de Joyce Carol Oates

GF : Philippe Rey, 2007, 281 p.

poche : Points, 2010, 331 p.

Nouvelles, Contemporaine

Petite fille jalouse, prostituée précoce, vierge effarouchée, bourgeoise en mal de sexe ou infirmière dévouée, elles ont six, onze, vingt, trente-cinq ans et, à première vue, paraissent inoffensives. A ceci près qu'il vaut mieux ne pas laisser traîner un revolver, un couteau ou une seringue à leur portée. Car ce sont des tueuses, les (anti) héroïnes de ces neuf nouvelles dérangeantes, que Oates met en scène avec un sadisme d'une sournoise sobriété. Une savante économie de moyens qui explique sans doute la montée de tension que le lecteur ressent à chacune de ces pages où l'horreur s'installe tranquillement...

Je ne suis pas fan du format nouvelle. Ce n'est pas nouveau, mais je fais régulièrement des tentatives, histoire de voir si j'évolue ou pas. Bon, bah j'évolue pas des masses, hein, inutile de vous mentir.
Je m'étais dit qu'en prenant une autrice que j'aimais a priori plutôt bien ne serait-ce que pour les thèmes abordés, je devrais m'en sortir honorablement.
Parce que mon gros problème avec les nouvelles, c'est que d'habitude, j'aime plutôt asse les pavés. J'aime qu'on prenne le temps de développer des personnages, de construire leur univers, leurs motivations, leur vie. J'aime que l'auteur m'explique tout ça, et qu'il prenne le temps histoire de bien m'immerger dans l'histoire.

vendredi 15 septembre 2017

Te laisser partir

Merci à Audiolib pour cette lecture

Te laisser partir de Clare Mackintosh

audio : Audiolib, 2017, 11h57, lu par Joséphine de Renesse avec la participation de Philippe Résimont

poche : Le Livre de Poche, 2017, 512 p.

Traduit par Mathieu Bathol

Thriller

Un soir de pluie à Bristol, un petit garçon est renversé par un chauffard qui prend la fuite. L’enquête démarre, mais atteint rapidement son point mort. Le capitaine Ray Stevens et son équipe n’ont aucune piste. Rien. Après cette nuit tragique, Jenna a tout quitté et trouvé refuge au pays de Galles, dans un cottage battu par les vents. Mais plus d’un an après les faits, Kate, une inspectrice de la criminelle, rouvre le dossier du délit de fuite. Et si l’instant qui a détruit tant de vies n’était pas le fait du hasard  ?

Une chose, là, tout de suite, pour commencer. Je me suis faite rouler. Voilà. Et j'ai aimé ça. J'ai pris une grosse claque, l'autrice m'a menée en bateau et c'est vraiment un des aspects pour lesquels j'aime les (bons) thrillers.
La première partie a quelque chose de très particulier. La partie thriller non seulement n'arrive jamais, mais en plus on se demande bien à partir de quoi elle pourrait arriver. On voit bien la frustration des inspecteurs face à cette enquête qui piétine, leur colère de ne rien pouvoir faire. Et en parallèle, la (tentative de) reconstruction en forme de fuite de Jenna, traumatisée par la mort de cet enfant. 

jeudi 14 septembre 2017

Throwback Thursday Livresque #39 Pas mon genre, et pourtant...

BettieRose a lancé il y a quelques mois ce nouveau RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

 
Une foi n'est pas coutume, le thème de la semaine m'a donné du fil à retordre. Il faut dire que je suis assez éclectique dans mes lectures. Du coup, des livres qui ne seraient pas mon genre, à part la hard SF, ben... Ce n'est pas évident à trouver. Je n'aime pas trop tout ce qui est dark romance et new adult, mais là, le problème est déjà réglé : je n'en lis pas. Et bon, je ne suis pas fan de romances tout court, en fait. Là, j'en lis, mais c'est excessivement rare qu'une romance me plaise. Rare, mais pas impossible, donc.
Sans trop de suspense, je me suis tournée vers Eleanor & Park puisque c'est la dernière en date qui m'ait plue. Et en fait, si c'est le cas, c'est parce que ce n'est pas qu'une romance. D'ailleurs, même si effectivement une jolie histoire d'amour est présente, ça en a tellement peu les codes que j'hésite même à classifier ce livre dans le genre. 
Eleanor, si c'est une adolescente qu'on remarque entre son look pour le moins original, ses rondeurs et sa crinière rousse, c'est surtout une ado lambda qui rêve d'évasion. C'est aussi une ado qui a de vrais soucis, en particulier familiaux. Et, ce n'est pas un euphémisme, sa rencontre avec Park va changer sa vie.
Ils vont s'aimer comme deux ados : avec toute la beauté, la maladresse, l'intensité d'un premier amour. [...]
Ils ont des passions et des envies, le plus souvent réfrénées par leur jeune âge et leurs parents, comme de vrais ados, et c'est bien trop rare dans la littérature YA. Et pour une fois dans ce genre, le cercle familial des héros est bien présent, mais il a surtout une réelle influence sur leur vie, leurs (ré)actions et bien entendu, la construction de l'adulte qu'ils seront bientôt. Il va parfois faire obstacle, parfois être bienveillant, parfois devenir incompréhensible ou bien se révéler carrément nocif. Comme dans la vraie vie. C'est ça qui est fantastique : ça sonne juste !