jeudi 31 mars 2016

La série du mois : Le journal intime de Georgia Nicolson

Je suis un peu le lapin d'Alice : toujours en retard. Donc en ce 31 du mois, je vais quand même finir par réussir à présenter la série du mois.
Le choix est pourtant fait depuis un mois, puisque l'auteure de la série du mois est décédée le 29 février dernier. Et c'est un peu bête, mais ça m'a fichu un coup. C'est pas compliqué, j'ai l'impression de dire au revoir à un morceau de mon adolescence (alors qu'on pourrait croire bêtement que le fait d'être enceinte et d'approcher la trentaine m'aurait fait devenir adulte, n'est-ce pas).
On va donc causer du Journal Intime de Georgia Nicolson de Louise Rennison, qui a été publié entre 1999 et 2009. (pour être honnête, je n'ai pas lu les deux derniers tomes) (je le ferai) (j'espère que personne n'osera demander quand) et se compose de 10 tomes :
  • Mon nez, mon chat, l'amour et... moi
  • Le bonheur est au bout de l'élastique
  • Entre mes nunga-nungas mon cœur balance
  • À plus, choupi-trognon...
  • Syndrome allumage taille cosmos
  • Escale au Pays du Nougat en Folie
  • Retour à la case égouttoir de l'amour
  • Un gus vaut mieux que deux tu l'auras
  • Le coup passa si près que le félidé fit un écart
  • Bouquet final en forme d'hilaritude
Le tout paru dans la chouette collection Scripto de chez Gallimard, au prix de 10€ / tome à la louche.


mercredi 30 mars 2016

Chronique : Des garçons bien élevés

Des garçons bien élevés de Tony Parsons

Éditions de la Martinière, 2015, 448 p., 22€

Policier


Résumé :

Je vous présente l'enquêteur Max Wolfe. Insomniaque. Amoureux des chiens. Drogué au café noir. Boxeur. Orphelin. Mari dévoué d'une femme disparue brutalement. Père célibataire. Défenseur des opprimés, des assassinés, et le pire cauchemar de tous les meurtriers.

Un serial killer est en cavale. Il aime trancher les gorges. Et il est très bon à ce petit jeu.

Vingt ans plus tôt, sept étudiants privilégiés d'une riche école privée, Potter's Field, fondée par Henri VIII cinq cents ans plus tôt, deviennent amis. Aujourd'hui, ils meurent les uns après les autres, de la façon la plus violente qu'on puisse imaginer.

Max Wolfe va suivre la piste sanglante, depuis les bas-fonds de la ville de Londres jusqu'aux lumières les plus brillantes des hautes sphères du pouvoir. Il n'en sortira pas indemne. Le secret terrifiant qu'il découvre, enterré depuis maintenant deux décennies, va bientôt exploser.

Mon avis :

Il ne s'agit pas d'un thriller haletant, d'ailleurs, on sait dès le prologue les raisons pour lesquelles ces"garçons bien élevés" meurent, au moins dans les grandes lignes mais beaucoup de choses sont révélées en cours de lecture, et ce jusqu'au dernier moment.
J'ai d'ailleurs eu le sentiment que le cœur du récit n'était pas l'enquête à proprement parler, mais plutôt la façon dont notre flic s'en dépêtre en jonglant avec sa vie privée, son intuition face à la politique de son département et un tueur qui joue à cache-cache.
Parlons-en de notre enquêteur : je l'ai trouvé extrêmement bien campé, tant dans sa vie professionnelle que dans sa vie privée. L'amour qu'il éprouve pour sa fille est très touchant, on sent très bien l'importance qu'elle a dans sa vie d'autant plus qu'il l'élève seul. Au final, j'ai tout autant apprécié les scènes de sa vie privée que celles plus policières. On s'attache vraiment à ce personnage charismatique.
Au final, on découvre les dessous de l'éducation d'une certaine jeunesse dorée britannique, et ce n'est pas joli à voir. Cela va d'ailleurs bien plus loin que l'affaire de départ.
Il y a beaucoup d'acronymes (expliqués) en début de roman ce qui a eu tendance à me perdre un peu malgré les notes de bas de page. Comme l'enquête se déroule au Royaume-Uni, ce ne sont pas forcément des institutions avec lesquelles nous sommes familiers (puis je dois avouer mon ignorance, à part ce qu'on voit dans les séries télé, je n'y connais pas grand-chose au système policier, donc autant dire que mes maigres connaissances concernent surtout les États-Unis).
Plusieurs scènes se passent au Black Museum, qui est toujours fermé au public (je me suis renseignée de suite tellement ça m'intriguait) et où on peut retrouver toutes les preuves des affaires les plus importantes que Scotland Yard a pu traiter. Nom d'une pipe en bois, mon côté morbide adorerait le visiter !
En bref, on ne nous retourne pas le cerveau, il n'y a pas de sentiment d'urgence à la lecture mais c'est au final tout aussi agréable. On s'attarde sur les personnages, on apprend à les connaître, on s'y attache et les retournements de situations et autres découvertes surprenantes sont bel et bien au rendez-vous.

Les + :

  • Un enquêteur charismatique et attachant
  • Des affaires dans l'affaire
  • Ca se passe en Angleterre ce qui change
  • La psychologie des personnages est fouillée sans donner lieu à des passages trop descriptifs pour autant

Les - :

  • Ce n'est ni un thriller, ni un page-turner haletant, donc passez votre chemin si c'est ce que vous cherchez
  • Les début peut sembler confus du fait d'une méconnaissance des institutions policières britanniques

vendredi 25 mars 2016

Chronique : Charley Davidson T.2 - Deuxième tombe sur la gauche

Charley Davidson T.2 : Deuxième tombe sur la gauche de Darynda Jones

Milady, 2012, 404 p., 8,20€

Bit-lit


Résumé :

Charley, détective privée et faucheuse, et Cookie, sa meilleure amie/réceptionniste, se lancent à la recherche d’une jeune femme, disparue depuis le meurtre d’une camarade de lycée. Pendant ce temps, Reyes – le fils de Satan ! – est sorti de son corps physique pour hanter Charley afin d’empêcher des démons de s’emparer de la jeune femme et d’accéder au ciel par son biais. Mais Charley pourra-t-elle supporter ses nuits ardentes avec Reyes et ses journées à cent à l’heure sur la piste d’une femme disparue ?

Mon avis :

Cette chronique risque de spoiler le tome 1 (chronique).
J'avais beaucoup aimé le tome 1, et j'ai enchaîné directement sur la lecture du tome 2. Non pas que le suspense ait été insoutenable, mais j'avais envie de rester un peu dans l'univers de Charley, d'en apprendre plus sur elle et bien évidemment sur Reyes.
On retrouve donc Charley, son franc-parler, son humour corrosif et son entourage plus ou moins vivant dans une seconde enquête.
Ladite enquête sur laquelle Charley va investiguer est assez prévisible. Cependant, elle a le mérite de nous en apprendre davantage sur les personnages secondaires (la voisine que j'avais déjà beaucoup apprécié dans le premier opus, le détective privé agaçant) mais aussi d'en introduire de nouveaux particulièrement croustillants (en même temps, un fantôme reclus dans un asile et visiblement doté d'un léger syndrome d'Asperger (diagnostic posé par mes soins, donc fiable à 0%) promettait d'être assez savoureux).
En parallèle, Charley va tenter d'en savoir plus au sujet de Reyes. Sur ce qu'il est, mais aussi où il est, le tout plus ou moins contre sa volonté (OK, plutôt plus que moins). Le tout en vivant certains évènements familiaux pas piqués des hannetons (boudiou, mais cette fin ! SPOIL : j'ai eu tellement envie de claquer la belle-mère qui ne comprenait rien à rien /SPOIL) ET (parce que ses semaines ne sont apparemment pas assez remplies) découvrir certaines choses à son propre sujet concernant sa nature même.

mercredi 23 mars 2016

Le classique du mois : Belle du Seigneur

Belle du Seigneur d'Albert Cohen

1968

Grand format chez Gallimard, 853 p, 25€, poche chez Folio, 1110 p., 12,50€


Pourquoi ce classique ? :

Ado, j'étais tombée sous le charme de la plume d'Albert Cohen, incroyablement émouvante. On m'avait vendu ce joli pavé comme LE roman d'amour de la première moitié du XXème siècle, en me disant qu'on y voyait ce que devient la passion après la fin des livres.
Bref, un auteur que j'aime, une histoire d'amour qui sort des sentiers battus de la littérature et un gros pavé, c'était tout ce qui me plaisait.
Je l'ai relu au moins deux fois depuis, et j'aime toujours autant.
Et si la parution vous semble un peu récente pour le faire entrer dans la catégorie "classique", voyez cette dénomination comme un synonyme de culte. Ah, et la rédaction a été commencée dans les années 30, puis interrompue par la deuxième guerre mondiale.

Résumé :

"Du joli, la passion dite amour. Si pas de jalousie, ennui. Si jalousie, enfer bestial. Elle une esclave et lui une brute. Ignobles romanciers, bande de menteurs qui embellissaient la passion, en donnant l'envie aux idiotes et aux idiots." Albert Cohen n'embellit pas la passion mais l'analyse avec une lucidité sans pareille. Des amours entre Ariane et Solal dans la Genève du début du siècle, il n'élude aucun aspect, ni la marche triomphale de la passion, ni les affres de la jalousie, ni la brutalité d'une relation plutôt sadique mais son roman demeure une des histoires d'amour mythiques de la littérature. Brossant au passage un tableau féroce du milieu des fonctionnaires internationaux où il a lui-même fait toute sa carrière, mêlant un foisonnement de récits secondaires à l'intrigue principale et passant avec une maîtrise consommée du lyrisme le plus échevelé au constat le plus froid, Albert Cohen donne avec Belle du Seigneur non seulement son œuvre maîtresse mais un des plus beaux romans du XXe siècle.

mardi 22 mars 2016

Top Ten Tuesday - Semaine du 22/03/16



 
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Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e édition par Frogzine chez qui tous les liens sont récapitulés.

Le thème de cette semaine étant "Les 10 phrases tirées de la page 81 de vos dernières lectures", ça me bottait plutôt.
Par contre, je vais un peu tricher, parce que je lis aussi sur liseuse, et du coup, il n'y a pas de numéro de page. Ce sera donc un mix des phrases de la p. 81 et de l'emplacement 810 pour les livres numériques. Je vais aussi les mettre dans un ordre totalement aléatoire, selon comment ils me tombent sous la main.

lundi 21 mars 2016

C'est Lundi, que lisez-vous ? #8

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?


Blackbird le premier tome de Miriam Black de Chuck Wendig, que j'ai beaucoup beaucoup aimé. Je ne peux que le recommander vivement. C'est sombre, drôle, intelligent, mais bien sûr, c'est paru aux éditions Panini, donc la suite n'est jamais sortie en français. Youpi.
Morwenna de Jo Walton. Je ne m'attendais pas vraiment à ça, ce n'était pas désagréable mais je pensais en ayant survolé le résumé qu'il y aurait plus d'action et une présence plus importante du fantastique.


2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

  

Le Silence des bombes de Jason Hewitt. Il m'intriguait beaucoup, mais c'est assez lent et contemplatif. A voir la suite, je n'en suis qu'à la moitié.
Le Livre perdu des sortilèges de Deborah Harkness, ma lecture commune avec Althea qu'on a encore retardée d'une semaine. Mais ça y est, on se lance aujourd'hui !

3. Que vais-je lire ensuite ? 


Du sexe en Amérique - Une autre histoire des Etats-Unis de Nicole Bacharan que j'ai reçu via NetGalley et qui m'intrigue assez. 
Je ne me fixe pas encore d'autre objectif, on m'a prêté beaucoup de livres cette semaine, principalement de la SF, donc je piocherai au gré de mes envies.

Et vous, vous lisez quoi ?


dimanche 20 mars 2016

Lazy Sunday #10 avec Morwenna

Je ne sais pas vous, mais moi, le dimanche, j'ai souvent un peu la flemme d'écrire une jolie chronique. Ou même une moche. J'ai donc totalement plagié le "Tous à la barre" de Cristy pour faire une chronique du dimanche. Ouais.
La mienne s'appellera Lazy Sunday (j'ai hésité avec "Dimanche de feignasse", mais ça faisait moins cosy et plus loque humaine, donc je me suis rabattue sur la version anglophone du machin). Il s'agira donc de vous présenter rapidement ma lecture en cours (ou celle que je viens de finir), et de vous teaser en vous mettant quelques phrases tirées d'une page au hasard. 



En ce moment, je lis :
Morwenna de Jo Walton
Denoël, coll. Lunes d'encre, 2014, 334 p., 21,50€
Fantasy, Fantastique

Pourquoi ? :
Je l'ai trouvé à la médiathèque par hasard. Et la couverture est très jolie. Et en survolant le résumé (je ne les lis plus vraiment), j'ai vu que ça parlait de fées, et j'aime bien les livres qui parlent de fées, donc bingo. En plus, j'ai failli me battre avec quelqu'un qui attendait que je le repose visiblement et a essayé de me faire une tête toute malheureuse quand ce n'est pas arrivé. Eh, je suis enceinte, ta tête de chat Potté, elle peut pas battre mon gros bide, mec !

De quoi ça parle ? :
De Morwenna, qui a depuis toujours la capacité de voir les fées. Et les fées sont des créatures beaucoup plus étranges et incompréhensibles que ce qu'on est habitué à voir dans les romans. Bref, Morwenna a 15 ans, et elle change de vie pour aller vivre avec son père qu'elle ne connaissait pas jusque là. Elle essaie de se remettre d'un mystérieux accident qui l'a laissée éclopée et a tué sa soeur jumelle, Morganna. Et visiblement, elle essaie de se cacher de sa mère qui aurait de noirs desseins.
Ca se passe entre le pays de Galles et l'Angleterre, et c'est plein de références à la SF et à la fantasy vu que notre héroïne adore lire et s'enfile une douzaine de bouquins par semaine.

Tease me :
"À la maison, je me déplaçais dans une halo d'objets qui savaient, au moins vaguement, à qui ils appartenaient. Le fauteuil de Grampar en voulait au moins autant que lui à quiconque d'autre s'asseyait dedans. Les chemises et les pulls de Gramma s'ajustaient d'eux-mêmes pour cacher son sein absent. Les chaussures de ma mère vibraient pratiquement de conscience. Nos jouets nous cherchaient." p. 60

vendredi 18 mars 2016

Chronique : Anomalia

Anomalia de Laura Gustafsson

Grasset, 2016, 297 p., 20€

Contemporain


Résumé :

Dans les années 1920, au cœur de la forêt indienne, une meute de loups terrorise les villageois. Parmi ces bêtes, deux têtes blondes – deux fillettes sauvages, bientôt recueillies par le pasteur Singh dans son orphelinat pour être « civilisées ». Quelques années plus tard, une hôtesse de l’air, enceinte, apprend que son enfant est atteint de trisomie, et prend alors une décision aussi étrange que fatidique. Le même jour, un fait divers atroce défraie la une de tous les journaux anglais : la mort d’un tout jeune enfant, martyrisé par une mère immature et un beau-père sadique. À travers ces trois destins entremêlés, Laura Gustafsson dresse avec audace et humour le portrait glaçant du monde que nous partageons, gouverné par la cruauté, la bêtise et l’indifférence. Un monde où, plus que jamais, l’homme est un loup pour l’homme.

Mon avis :

J'avais d'abord été attirée par la couverture, puis par le résumé.
Au final, je ressors avec un sentiment assez étrange de cette lecture, qui se décompose en plusieurs parties, chacune s'attardant sur un point de vue et des situations bien différentes qui se rejoindront dans un final assez chaotique.
Ces trois premières parties ont sans conteste été de "bons" moments de lecture, même si les thèmes abordés en filigrane mettent de plus en plus mal à l'aise (soutenus par une écriture de plus en plus incisive).
Dans la première, on retrouve une hôtesse de l'air de 45 ans. Enceinte alors qu'elle ne l'avait ni planifié, ni souhaité, et qui plus est d'un enfant porteur de trisomie 21, elle va devoir faire un choix.
La seconde semblera familière à tous ceux qui se sont plus ou moins penchés sur la notion de l'enfant "sauvage". On y retrouve le révérend Singh, directeur d'un orphelinat en Inde, qui va tenter de "civiliser" deux petites filles élevées jusqu'à présent au sein d'une meute de loups.
Enfin, c'est le point de vue d'une jeune mère de famille désemparée que l'on suit. C'est le récit qui m'a mis le plus mal à l'aise. Extrêmement malsain, j'avais du mal à lire mais paradoxalement, je n'ai pas pu lâcher le livre avant d'avoir terminé cette partie, comme si j'avais l'espoir que les choses s'arrangent finalement SPOIL alors que ce n'est clairement pas le ton du roman /SPOIL. J'ai donc été encore plus touchée par cette partie.

mercredi 16 mars 2016

Chronique : Aeternia 1 - La Marche du prophète

Aeternia 1 - La Marche du prophète de Gabriel Katz

Scrineo, 2015, 374 p., 20€

Fantasy


Résumé :

Leth Marek, champion d'arènes, se retire invaincu, au sommet de sa gloire. Il a quarante ans, une belle fortune et deux jeunes fils qu'il connaît à peine. C'est à Kyrenia, la plus grande cité du monde, qu'il choisit de les élever, loin de la violence de sa terre natale. Lorsqu'il croise la route d'un culte itinérant, une étrange religion menée par un homme qui se dit prophète, l'ancien champion ignore que son voyage va basculer dans le chaos. À Kyrenia, où l'on adore la Grande Déesse et les puissants du Temple s'entredévorent, une guerre ouverte éclate entre deux cultes, réveillant les instincts les plus noirs. La hache de Leth Marek va de nouveau tremper dans le sang. Le plus violent des combats est celui que l'on mène contre ses propres croyances.

Mon avis : 

J'avais entendu beaucoup de bien de ce diptyque, et  plus généralement de son auteur. Comme je n'avais encore jamais rien lu de lui, je me suis lancée en voyant ce premier tome à la médiathèque.
Et, nom d'une pipe en bois, j'ai bien fait. Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous savez que ma lecture remonte à un bon mois, donc cette chronique s'est faite attendre. Deux raisons : ma loyauté envers le principe de procrastination, et le fait que quand j'ai refermé le livre, je ne causais qu'en onomatopées. Du coup, cette chronique n'aurait pas été hyper construite si je l'avais rédigée à chaud.
Dès le départ, plusieurs choses pour me plaire qui s'éloignent un peu des sentiers battus et rebattus du genre : pas de héros adolescent, pas de prophétie abracadabrante comme quoi notre héros est destiné à sauver le monde, pas de quête annoncée comme telle.
Au niveau de la toile de fond, on retrouve quelque chose que j'avais beaucoup aimé dans Les épées de glace d'Olivier Gay : un héros mû par la vengeance, qui n'a pas grand-chose à perdre mais qui va se retrouver embarqué dans quelque chose qui le dépasse complètement, au cœur de manipulations politiques, et dans le cas d'Aeternia, religieuses.

lundi 14 mars 2016

C'est Lundi, que lisez-vous ? #7

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?

Une braise sous la cendre de Sabaa Tahir, fini hier après-midi. J'ai adoré le monde, l'intrigue, les personnages, mais je n'ai pas été très séduite par la plume de l'auteur, donc ce n'est pas un coup de cœur pour moi, même si j'ai très envie de lire la suite.
Anomalia de Laura Gustafsson que j'ai mis un moment à lire. Plusieurs histoires dans ce roman assez étrange. Je n'arrive pas encore à savoir si j'ai aimé ou non, ce que j'ai aimé ou non, et je ne suis pas sûre de bien avoir compris où l'auteure voulait en venir. Lecture très intéressante en tout cas.


2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

Miriam Black 1 - Blackbird de Chuck Wendig, trouvé par hasard à la médiathèque, pour mon plus grand bonheur parce que j'en ai entendu du bien. J'ai commencé hier soir, et j'ai déjà eu du mal à le lâcher...

3. Que vais-je lire ensuite ?


Le Livre perdu des Sortilèges (qui porte vachement bien son nom de livre perdu vu comme j'ai galéré pour me le procurer) dans le cadre d'une lecture commune avec la très cool Althéa !
Et pour le reste, je ne sais pas encore, ce sera la surprise. J'ai envie d'un classique qui me ferait voyager pour compenser l'alitement forcé, mais j'ai aussi un partenariat NetGalley sous le coude, à voir donc.

Et vous, quelles sont vos lectures ?

dimanche 13 mars 2016

Lazy Sunday #9 avec Une braise sous la cendre

Je ne sais pas vous, mais moi, le dimanche, j'ai souvent un peu la flemme d'écrire une jolie chronique. Ou même une moche. J'ai donc totalement plagié le "Tous à la barre" de Cristy pour faire une chronique du dimanche. Ouais.
La mienne s'appellera Lazy Sunday (j'ai hésité avec "Dimanche de feignasse", mais ça faisait moins cosy et plus loque humaine, donc je me suis rabattue sur la version anglophone du machin). Il s'agira donc de vous présenter rapidement ma lecture en cours (ou celle que je viens de finir), et de vous teaser en vous mettant quelques phrases tirées d'une page au hasard.

Moi, quand on m'en demande trop un dimanche


En ce moment, je lis :
Une braise sous la cendre de Sabaa Tahir
PKJ, 2015, 523 p., 18,90€
Fantasy, Jeunesse

Pourquoi ? :
J'en ai beaucoup entendu parler en bien, voire même en très bien, voire même en coup de coeur. Donc quand je l'ai vu dans ma librairie, j'ai craqué, j'avoue.

De quoi ça parle ? :
De Laia, une jeune fille prête à tout pour sauver son frère emprisonné, même à devenir esclave, et d'Elias, un Mask (=soldat d'élite) prêt à tout pour être libre. Dans un monde gouverné par le peuple Martial et régi par de mystérieux Augures, leurs vies vont se croiser.

Tease me :
"Le champ de bataille était la vision de mon avenir du point de vue des Augures. Peut-être devrais-je montrer à ces salauds que je vais lutter contre cet avenir.
Lorsque Marcus l'a couverte de bleus, j'ai regardé sans rien faire. Elle avait besoin d'aide et j'ai refusé de lui en apporter. Je ne referai pas la même erreur. Sans plus hésiter, je marche vers elle." p.233

vendredi 11 mars 2016

Chronique : Petits suicides entre amis

Petits suicides entre amis d'Arto Paasilinna

Folio, rééd. 2014 (1ère ed. 2003), 292 p., 8,20€

Contemporain, Aventure


Résumé :

"SONGEZ-VOUS AU SUICIDE ?
Pas de panique, vous n'êtes pas seul.
Nous sommes plusieurs à partager les mêmes idées, et même un début d'expérience. Ecrivez-nous en exposant brièvement votre situation, peut-être pourrons-nous vous aider. Joignez vos nom et adresse, nous vous contacterons. Toutes les informations recueillies seront considérées comme strictement confidentielles et ne seront communiquées à aucun tiers. Pas sérieux s'abstenir. Veuillez adresser vos réponses Poste restante, Bureau central de Helsinki, nom de code "Essayons ensemble"."

Deux suicidaires se retrouvent fortuitement dans une vieille grange où ils souhaitaient partir tranquilles. Entravés dans leurs funestes projets, ils se mettent en tête de rassembler d'autres désespérés pour monter une association. Commence alors, à bord d'un car de tourisme flambant neuf, un périple loufoque mené à un train d'enfer, des falaises de l'océan Arctique jusqu'au cap Saint-Vincent au Portugal pour un saut de l'ange final. Un récit désopilant doublé d'une réflexion mordante sur le suicide.

Mon avis :

J'ai toujours bien aimé cet auteur. Et ce malgré les noms imprononçables pour moi de ses personnages (que je renomme mentalement Robert ou Georgette, ou d'après la première lettre de leur prénom. Je ne sais pas si je suis la seule, mais je n'arrive pas à lire si je ne comprends pas la prononciation d'un nom). Je trouve qu'il aborde très souvent des thèmes intéressants, et j'aime sa façon à mi-chemin entre le loufoque et le tragique de les décrire.
Bref, le titre, le résumé, l'auteur, j'avais très envie de lire ce livre.
Mon avis est néanmoins en demi-teinte, et je m'en vais vous expliquer pourquoi.
Quand un entrepreneur se retrouve pour la quatrième fois à devoir mettre la clé sous la porte, il songe au suicide. Et quand un ancien militaire déprimé par ces temps de paix et la perte de sa femme décide de faire de même, quelles sont les chances qu'ils se retrouvent le même jour au même endroit pour accomplir leur funeste projets ? C'est sur cette improbabilité qu'est bâti tout le roman.
On y retrouve la touche d'humour noir, cynique, absurde de l'auteur et malgré (ou grâce ?) au thème principal qu'est le suicide, on se régale à suivre les différents protagonistes dans leur quête de la fin parfaite.
Le roman est classé sur plusieurs sites comme un roman d'aventures, je dirais plutôt qu'il s'agit d'un voyage initiatique qui va permettre de s'interroger sur l'amitié, la vie, la mort bien sûr, mais sans lourdeur.
Si le ton et la façon dont les thèmes sont abordés m'ont vraiment beaucoup plu, j'ai connu quelques déceptions.
La première, c'est à cause du résumé. Je le sais pourtant, très souvent les quatrième de couv' en dévoilent trop ou pas assez. Là, ça m'a plutôt fait l'effet d'une publicité mensongère. Parce qu'avant qu'on se retrouve à bord de l'autocar de tourisme pour se balader à travers l'Europe, il se passe un temps monstrueux. Et en plus, je m'attendais à davantage de détails concernant ce voyage, mais après les 2-3 premières destinations, on a une espèce d'ellipse qui nous emmène directement au Portugal. Bref, j'ai un peu eu le sentiment d'être trompée sur la marchandise, ce qui est bien dommage (et je n'aurais pas eu cette impression si je n'avais pas lu le résumé).
Mon deuxième problème a été avec les personnages. Il y en a une galerie assez imposante, et hormis les 4 personnages principaux, j'ai eu du mal à m'y repérer (d'autant que je mélangeais les noms, ou que je les confondais).
Conséquence à peu près directe : j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages. Ils sont tellement nombreux, et j'ai mis tellement de temps à réussir à les identifier qu'ils ont assez peu réussi à me toucher, même si ça a été le cas de certains d'entre eux.
Enfin, quelques longueurs ont un peu nui à mon plaisir de lecture. Sur un roman aussi court et vendu comme de l'aventure, je m'attendais à ce que l'action démarre plus vite, ou à tout le moins que les périodes "creuses" servent davantage le propos. Je dois avouer que j'ai sauté certains paragraphes.
Évidemment, comme souvent chez Arto Paasilinna, les situations sont rocambolesques et incroyables, parfois peut-être un peu trop, mais nous arrachent très souvent un sourire malgré la lourdeur du sujet traité.
En bref, je ne regrette pas ma lecture, loin de là, mais elle a été en même temps source de quelques déceptions.

Les + :

  • L'humour absurde
  • Le ton abordé pour traiter les sujets
  • L'idée de départ qui m'a vraiment beaucoup plu
  • Les situations abracadabrantes rencontrées par les personnages.

Les - :

  • Des longueurs
  • Trop de personnages auxquels on a du mal à s'attacher
  • Une fin précipitée
  • La quatrième de couverture, bon sang !

dimanche 6 mars 2016

Lazy Sunday #8 avec Les Fiancés de l'hiver

Je ne sais pas vous, mais moi, le dimanche, j'ai souvent un peu la flemme d'écrire une jolie chronique. Ou même une moche. J'ai donc totalement plagié le "Tous à la barre" de Cristy pour faire une chronique du dimanche. Ouais.
La mienne s'appellera Lazy Sunday (j'ai hésité avec "Dimanche de feignasse", mais ça faisait moins cosy et plus loque humaine, donc je me suis rabattue sur la version anglophone du machin). Il s'agira donc de vous présenter rapidement ma lecture en cours (ou celle que je viens de finir), et de vous teaser en vous mettant quelques phrases tirées d'une page au hasard. 

Moi, qui essaie d'être productive un dimanche (quoique ça marche aussi le lundi)


En ce moment, je lis :
(Rectificatif, je l'ai fini aujourd'hui)
La Passe-Miroir, livre 1 – Les Fiancés de l'Hiver de Christelle Dabos
Gallimard jeunesse, 2013, 519 p., 18€

Pourquoi ? :
Parce qu'il est dans ma wish-list depuis 2 ans maintenant. Ou pas loin. Il fallait bien que je cède un jour. Et encore, je l'ai laissé traîner presque 2 semaines dans ma PAL parce que j'appréhendais de ne pas aimer autant que je l'espérais. Ben, si, ce livre est fantastique, et même que je vais aller acheter le tome 2 pas plus tard que demain.

De quoi ça parle ? :
D'Ophélie, une jeune femme maladroite, dissipée, myope et pas du tout girly qui se retrouve fiancée à un gus qu'elle n'a jamais vu de sa vie. Elle va donc devoir quitter son musée chéri ainsi que tout ce/ux qu'elle connaît pour suivre son taciturne fiancé au Pôle. Ah, Ophélie a quend même quelques autres particularités : quand elle touche un objet, elle peut remonter son histoire jusqu'à sa fabrication, et elle peut voyager en passant de miroir en miroir.

Tease me :
"Gorgées d'eau, ses bottines gargouillaient à chaque pas. Sa robe aussi avait bu la neige, elle semblait lestée de plomb. Ophélie la releva un peu et s'aperçut que ce qu'elle avait pris pour un tapis était en réalité une immense fourrure grise. La vision lui donna froid dans le dos. Quel animal pouvait être assez monstrueux de son vivant pour couvrir une telle distance une fois écorché ?" p.117

jeudi 3 mars 2016

Chronique : Felicity Atcock tome 1

Felicity Atcock 1 : Les anges mordent aussi de Sophie Jomain

J'ai Lu, 2011 rééd. 2014, 318 p., 6,90€, ebook à 0,99€

Bit-lit, Fantastique


Résumé :

« J’ai vraiment pas de bol, il aura suffit d’une morsure, d’une seule, pour que je me retrouve embarquée dans une histoire sans queue ni tête. Je ne sais pas exactement comment ça a commencé, et je ne sais pas non plus de quelle manière tout cela va finir. Quoi qu’il en soit, celui qui fera en sorte que les jeunes vampires arrêtent de s’enterrer dans mon jardin, sera mon héros. Et si en plus il est beau, riche et intelligent, je ne me plaindrai pas ! Je veux retrouver ma vie d’avant, tranquille et… ennuyeuse à mourir. » Sauf qu’en voulant éloigner les ennuis, il arrive qu’on en attire d’autres… à plumes.

Mon avis :

Avant de causer de ce livre en particulier, il faut que j'explique pourquoi-comment je l'ai lu. Il y a un an environ (peut-être un peu moins, j'ai une notion du temps assez élastique), j'ai fini Les étoiles de Noss Head de la même auteure. Sauf que je l'avais lu en entier uniquement parce que la plume était assez addictive, un style et un sens du rythme bien sympas, qu'il y avait des cliffhangers de folie et que je voulais le fin mot de l'histoire. Et à force de lire des chroniques toutes plus dithyrambiques les unes que les autres, alors que je n'avais pas été franchement convaincue (on en reparlera dans une "Série du mois"), je me suis dit que j'avais dû passer à côté de quelque chose.
Voilà comment Felicity s'est retrouvée entre mes mains.
Je vous rassure, je ne vais pas faire un comparatif des deux séries, mais celle-ci m'a bien plus convaincue : l'univers est beaucoup plus original, les personnages moins tarte (en particulier l"héroïne et les personnages masculins), l'humour est très présent.

mercredi 2 mars 2016

Chronique : Tout ce qu'on ne s'est jamais dit

Tout ce qu'on s'est jamais dit de Celeste Ng

Sonatine, 2016, 300 p., 19€

Contemporain, drame


Résumé :

Lydia est morte.

Lydia Lee, seize ans, est morte. Mais sa famille l’ignore encore…

Sa mère, Marylin, femme au foyer, rêve que sa fille fasse les études de médecine qu’elle n’a pas pu accomplir. Son père, James, professeur d’université d’origine chinoise, a tant souffert de sa différence qu’il a hâte de la retrouver parfaitement intégrée sur le campus.

Mais le corps de Lydia gît au fond d’un lac.

Accident, meurtre ou suicide ? Lorsque l’adolescente est retrouvée, la famille Lee, en apparence si soudée, va devoir affronter ses secrets les mieux gardés. Des secrets si longtemps enfouis qu’au fil du temps ils ont imperceptiblement éloigné ses membres, creusant des failles qui ne pourront sans doute jamais être comblées.

Mon avis :

Une adolescente brillante et bien sous tout rapport disparaît et est retrouvée rapidement morte au fond d'un lac. Enfant prodige de la famille, préférée de la fratrie, la famille implose, cherchant désespérément un coupable.
Le vrai thème de ce roman est davantage de savoir si on connaît jamais quelqu'un plutôt que la résolution d'une mort étrange (à la Fnac, il est placé dans la cétagorie thriller / policier, mais je ne pense pas que cela corresponde vraiment, les fans du genre seraient assez déçus à mon sens, en s'attendant à une enquête haletante).