lundi 30 mai 2016

C'est Lundi, que lisez-vous ? #17

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.



On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?

A moi seul bien des personnages de John Irving. On est loin de la claque que j'avais reçue avec Le monde de Garp, mais c'est un super bouquin qui aborde des thèmes chers à l'auteur concernant la sexualité, à travers le portrait d'un enfant que l'on va suivre jusqu'à un âge assez avancé dans ses questionnements. Du coup, on voit également la société évoluer à ses côtés, passant de l'homophobie des années 60 à celle qui peut encore régner de nos jours.
En attendant Bojangles d'Olivier Bourdeaut. J'avais très envie d'avoir un coup de cœur et ça n'a pas été le cas, même si j'ai aimé l'histoire, la narration, les personnages, le style. M'a manqué un petit truc, peut-être juste quelques chapitres de plus en début de roman. Très bonne lecture également, du coup.

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

 
Du sexe en Amérique, une autre histoire des États-Unis de Nicole Bacharan. Pour cette semaine, j'ai beaucoup plus avancé. Je pense le finir (enfin !). Toujours très intéressant, même si je regrette que le ton du début, un brin romancé, ne soit pas conservé dans la suite. Ça reste du coup assez factuel par moments, et c'est un peu dommage.


3. Que vais-je lire ensuite ?

J'ai l'embarras du choix vu que quelques bouquins sont venus s'ajouter à ma PAL cette semaine, anniversaire oblige !
Mais je pense me laisser tenter par le premier tome des Outrepasseurs de Cindy Van Wilder, vu qu'il a traîné dans ma WL pendant 2 ans.

Et vous, que lisez-vous ?

dimanche 29 mai 2016

Lazy Sunday #18 avec En attendant Bojangles

Je ne sais pas vous, mais moi, le dimanche, j'ai souvent un peu la flemme d'écrire une jolie chronique. Ou même une moche. J'ai donc totalement plagié le "Tous à la barre" de Cristy pour faire une chronique du dimanche. Ouais.
La mienne s'appellera Lazy Sunday (j'ai hésité avec "Dimanche de feignasse", mais ça faisait moins cosy et plus loque humaine, donc je me suis rabattue sur la version anglophone du machin). Il s'agira donc de vous présenter rapidement ma lecture en cours (ou celle que je viens de finir), et de vous teaser en vous mettant quelques phrases tirées d'une page au hasard.

Le meilleur moment de la journée !


En attendant Bojangles d'Olivier Bourdeaut
éditions Finitude, 2016, 160 p.
Contemporaine

J'en ai entendu beaucoup de bien sur la blogo. Mais en plus, j'en ai entendu beaucoup de bien par ma mère à qui je fais toute confiance. Et comme c'est en plus la fête des mères aujourd'hui, et qu'il y a une mère très particulière dans ce livre, autant le mettre à l'honneur de ce Lazy Sunday.

De l'enfance du narrateur et principalement de ses parents : sa mère extravagante et toujours prête à trouver une idée folle et son père, bon suiveur, qui raconte des histoires incroyables. De ce qu'il a retenu de tout ça avec ses mots d'enfant, d'une naïveté touchante. Le tout bercé par le fameux morceau de Nina Simone qui donne son titre au livre.

"À l'école, rien ne s'était passé comme prévu, alors vraiment rien du tout, surtout pour moi. Lorsque je racontais ce qui se passait à la maison, la maîtresse ne me croyait pas et les autres élèves non plus, alors je mentais à l'envers. Il valait mieux faire comme ça pour l'intérêt général, et surtout pour le mien. À l'école, ma mère avait toujours le même prénom, Mademoiselle Superfétatoire n'existait plus, l'Ordure n'était pas sénateur, Mister Bojangles n'était qu'un bête disque qui tournait comme tous les disquesn et comme tout le monde, je mangeais à l'heure de tout le monde, c'était mieux ainsi." p. 37

vendredi 27 mai 2016

La Série du mois : Animae

Nouvelle série du mois, je suis encore juste niveau délais, mais elle est là et elle a tout pour vous faire passer un bon moment. On continue notre lancée du mois dernier avec une nouvelle auteure francophone et sa série :

Animae de Roxane Dambre

1 L'esprit de Lou

2 La trace du coyote

3 Le cauchemar du chien

4 Le rire de la hyène


Le tout est publié chez le Livre de Poche pour la version papier, entre 2014 et 2015. Les éditions de l’Épée ont géré la partie numérique (et sont les primo-éditeurs) entre 2012 et 2014. 
 

Oui, c'est pas du tout récent encore une fois, mais c'est aussi à ça que sert cette catégorie sur mon blog : faire découvrir des séries, le plus souvent finies et leur éviter de tomber dans l'oubli.

 
Au cours de ces 4 tomes, on va suivre Aloysa, aka Lou, une jeune métamorphe. Celle-ci peut se transformer en charmante (pas toujours) panthère. On va découvrir petit à petit son peuple, les Daïerwolfs, mais aussi et surtout son boulot d'enquêtrice à la DCRI, ses collègues et une nouvelle enquête à chaque tome. Les tomes 3 et 4 sont plus liés puisqu'ils intègrent en plus de l'enquête policière une intrigue concernant son peuple qui trouvera son dénouement dans le dernier tome.

mercredi 25 mai 2016

Chronique : La Passe-miroir 1 ; Les fiancés de l'hiver

La Passe-Miroir 1 – Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos

 grand format : Gallimard, 2013, 519 p.

poche : Folio, 2016, 608 p.

Fantasy, Jeunesse


Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.

Deux ans dans ma wish-list sans que je ne cède, c'est dire comme j'avais peur d'être déçue. Surtout après les milliers de chroniques / critiques dithyrambiques que j'avais lues / vues / entendues absolument partout (y a-t-il une personne qui n'a pas aimé ? Franchement, je serais méga curieuse de savoir le pourquoi du comment).
Bref, j'ai fini par céder grâce à la sortie du tome 2. Et je suis donc ravie de confirmer que mon instinct du "ce-livre-est-fait-pour-moi" était au top quand j'ai eu envie de l'acheter pour la première fois. Ce n'est pas compliqué, j'ai adoré, c'est un coup de coeur, je l'ai avalé en 2 jours sans sauter une seule ligne, j'étais complètement immergée dans le monde créé par l'auteure et je n'avais aucune envie d'en sortir. Au contraire, je grappillais chaque détail qu'elle voulait bien nous donner.

lundi 23 mai 2016

C'est Lundi, que lisez-vous ? #16

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.



On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?


L'Ange de la nuit 1 : La voie des ombres de Brent Weeks. De la bonne fantasy comme j'aime. Je lirai la suite avec plaisir vu que j'ai l'intégrale.


2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

 
Du sexe en Amérique, une autre histoire des États-Unis de Nicole Bacharan. J'ai avancé, mais une fois de plus, mon état de fatigue ne loguez permet pas de comprendre comme il faut le machin pour me pencher dessus de façon très approfondie. En tout cas, c'est toujours intéressant et plutôt bien écrit.
A moi seul bien des personnages de John Irving question commence plutôt bien mêle si je ne suis pas happée de façon intense. J'en suis à un bon tiers, et biscotte beaucoup de retrouver la plume de l'auteur.


3. Que vais-je lire ensuite ?


Ma mère m'a prêté En attendant Bojangles et j'ai vraiment hâte de le commencer vu tout le bien que j'en ai entendu. Je ne le fixe pas plus d'objectifs que ça pour le moment, vu que je suis encore à la recherche de mon rythme de lecture...

Et vous, que lisez-vous ?

dimanche 22 mai 2016

Lazy Sunday #17 avec A moi seul bien des personnages

Je ne sais pas vous, mais moi, le dimanche, j'ai souvent un peu la flemme d'écrire une jolie chronique. Ou même une moche. J'ai donc totalement plagié le "Tous à la barre" de Cristy pour faire une chronique du dimanche. Ouais.
La mienne s'appellera Lazy Sunday (j'ai hésité avec "Dimanche de feignasse", mais ça faisait moins cosy et plus loque humaine, donc je me suis rabattue sur la version anglophone du machin). Il s'agira donc de vous présenter rapidement ma lecture en cours (ou celle que je viens de finir), et de vous teaser en vous mettant quelques phrases tirées d'une page au hasard. 

Moi, le dimanche (mais aussi tous les autres jours de la semaine en ce moment)
À moi seul bien des personnages de John Irving
Points, 2014, 590 p.
Contemporaine

Parce que je n'ai rien lu de l'auteur depuis Le Monde selon Garp qui est juste un chef-d'oeuvre. On m'a prêté celui-ci, et je croise les doigts pour être au moins à moitié aussi enchantée que par cette vieille lecture. En plus, ça va causer d'homosexualité, de trangenres, et ça me botte pas mal.

De Bill, que l'on va suivre toute sa vie. Très vite, il va se rendre compte qu'il n'éprouve d'attirance sexuelle que pour d'autres garçons / hommes ou des femmes très androgynes.
L'idée, c'est vraiment de savoir comment s'accepter et se faire accepter dans une société ou c'est loin d'être la norme.

"Je craignais que Miss Frost ne me reconnaisse pas. J'avais commencé à me raser, et je me trouvais beaucoup moins mignon – j'avais considérablement grandi à mon avis. Je savais qu'elle était au courant de mon changement de nom, et qu'elle avait dû me voir de temps en temps, durant les deux dernières années, soit dans les coulisses, soit dans l'assistance du petit théâtre des First Sister Players. Elle savait que j'étais le fils de la souffleuse – celui dont on parlait à mots couverts." p. 78

samedi 21 mai 2016

Le Classique du mois : Les liaisons dangereuses

Les liaisons dangereuses de Pierre Choderlos de Laclos (1782)

 

 Flammarion, 2016, 549 p.

ebook gratuit

Classique, épistolaire


 
Je suis tombée récemment sur un passage de Sex Intentions avec la mémorable Sarah Michelle Gellar (Buffy, enfant des 90's, tu en seras toujours nostalgique) et le popotin de Ryan Philippe. Et du coup, je me suis rendue compte que je n'avais jamais lu le bouquin dont le film est très librement inspiré.
L'ebook gratuit existe, donc il ne me restait qu'à prendre un peu de temps pour réparer cet oubli et lire LE roman épistolaire par excellence.

 
La jeune Cécile Volanges quitte son couvent pour faire l’apprentissage du monde et épouser le comte de Gercourt, mais une de ses parentes, la marquise de Merteuil, entend profiter de ce projet de mariage pour se venger d’une infidélité que lui a faite autrefois Gercourt. Elle charge donc son complice, le vicomte de Valmont, de pervertir Cécile avant ses noces. Mais loin de Paris, dans le château de sa vieille tante, Valmont s’est de son côté mis en tête de séduire la dévote présidente de Tourvel, et une idylle bientôt se noue entre la « petite Volanges » et le jeune Danceny.

 
Pour être tout à fait honnête, j'avais un peu peur de m'ennuyer (d'autant que je me souvenais plutôt bien du film sus-mentionné qui se déroulait à notre époque et appuyait vraiment sur les travers de notre société actuelle). Et pour continuer à être tout à fait honnête, c'est vrai que le style n'est pas sans quelques lourdeurs (1782, en même temps...). Mais on se régale à reconstituer les actions des diférents personnages, à démêler le vrai du faux, savoir qui ment à qui et pourquoi et à chercher à anticiper le prochain mouvement des différents protagonistes.

mercredi 18 mai 2016

Chronique : La Figurante

La Figurante de Avraham Yehoshua

 Grasset, 2016, 400 p.

Contemporain

Merci à NetGalley et Grasset pour cette lecture

Noga, harpiste israélienne de l’Orchestre municipal d’Arnhem, aux Pays-Bas, s’apprête à jouer en soliste le Concerto pour flûte et harpe de Mozart, le couronnement de sa carrière. Il lui faut y renoncer lorsque son frère Honi la supplie de revenir à Jérusalem pour occuper le vieil appartement familial afin qu’il ne soit pas récupéré par ses propriétaires avides durant l’absence de leur mère, partie vivre dans une maison de retraite de Tel-Aviv. Lorsque Noga s’installe, son frère lui déniche des rôles de figurante. Elle se prend au jeu, passe de rôle en rôle, libre de toute attache, curieuse de renouer avec un pays et des compatriotes oubliés dans son confortable exil néerlandais. Elle découvre un quartier métamorphosé par les juifs orthodoxes, retrouve un ancien voisin religieux, fait la connaissance d’Eléazar, inspecteur de police à la retraite, éternel figurant du cinéma local, soupirant paternel et platonique. Et voilà que soudain, son passé la rattrape en la personne d’Ourya, son ex-mari...


 
Il ne s'agit pas d'un livre plein d'action, de péripéties et de rebondissements en tout genre. Mais attention, si on est plus dans quelque chose de l'ordre du contemplatif, à l'image de la protagoniste principale, c'est néanmoins loin d'être ennuyeux.
L'auteur dresse le portrait d'une femme, Noga. Israélienne, elle a quitté son pays voilà des années pour rejoindre un orchestre aux Pays-Bas et avoir une vraie place de harpiste. Pour permettre à sa mère de faire un essai en maison de retraite, sur l'insistance de son frère, elle va revenir pour quelques semaines dans son pays d'origine afin de garder l'appartement familial.
Entre de nouvelles rencontres, l'intrusion d'enfants qui viennent squatter son salon et sa télé puisqu'elle est interdite chez eux, de petits rôles de figurante pour occuper son temps libre et sa ré-acclimatation au quartier de son enfance qui a bien changé, Noga va revenir sur sa vie et ses choix.
C'est finalement la rencontre avec son ex-mari qui va lui permettre de mettre un point final à leur histoire et d'aller de l'avant.

lundi 16 mai 2016

C'est Lundi, que lisez-vous ? #15

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.



On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?

Nada.
Ouais.
Enfin, j'ai lu, mais je n'ai rien fini.
Est-ce que vous sentez venir le fait que cet article va être over intéressant ?
Ah, si , j'ai lu la notice d'installation du siège auto. Je l'ai fini, mais j'admets, j'ai sauté des passages.



2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

Du sexe en Amérique, une autre histoire des États-Unis de Nicole Bacharan. Je pense qu'il faut que j'admette qu'il est en pause. Pas par manque d'intérêt, mais parce que trop de fatigue de ma part pour lire un essai.
L'Ange de la nuit 1 : La voie des ombres de Brent Weeks.C'est plutôt sympathique, j'avance bien, et une fois que j'aurais réussi à me caler un rythme de lecture compatible avec des heures de dodo (le dodo, c'est la vie !), il sera vite terminé.


3. Que vais-je lire ensuite ?


Je pense me lancer dans A moi seul bien des personnages de John Irving (qui a écrit le fabuleux Le monde selon Garp, que je ne peux que conseiller). Cette fois, c'est un récit plutôt autobiographique où l'auteur revient notamment sur sa sexualité, parce qu'être gay quand on est né dans les années 40, ça doit pas être simple-simple.

Et vous, que lisez-vous ?

dimanche 15 mai 2016

Lazy Sunday #16 avec L'ange de la nuit 1 : La voie des ombres

Je ne sais pas vous, mais moi, le dimanche, j'ai souvent un peu la flemme d'écrire une jolie chronique. Ou même une moche. J'ai donc totalement plagié le "Tous à la barre" de Cristy pour faire une chronique du dimanche. Ouais.
La mienne s'appellera Lazy Sunday (j'ai hésité avec "Dimanche de feignasse", mais ça faisait moins cosy et plus loque humaine, donc je me suis rabattue sur la version anglophone du machin). Il s'agira donc de vous présenter rapidement ma lecture en cours (ou celle que je viens de finir), et de vous teaser en vous mettant quelques phrases tirées d'une page au hasard. 


Ma fille a étrangement la même tête quand elle fait la sieste




 



L'ange de la nuit, tome 1 : La voie des ombres de Brent Weeks
Bragelonne, coll. Les Intégrales, 2015 en epub
Bragelonne, 2015, 512 p.
Fantasy

Parce que j'avais acheté l'intégrale l'été dernier pendant l'opération de Bragelonne des intégrales en epub à 10€ et que je n'avais jamais pris le temps de le lire. Étant coincée à l'hôpital, je ne voulais pas m'embêter à embarquer plusieurs livres volumineux, donc c'était l'occasion ou jamais.


D'Azoth, un gamin des rues, un rat de guilde, qui ne veut plus avoir peur et va donc chercher à devenir l'apprenti de Durzo Blint, le pisse-culotte (malgré le nom, c'est un peu les rock-stars des assassins) le plus réputé de la ville.
Mais bien sûr, intrigues et difficultés seront au rendez-vous, et pour parvenir à son but, il devra abandonner son ancienne identité.

"Le pisse-culotte avait disparu en laissant, comme à son habitude, une note laconique ; "Parti travailler." Blint ne lui avait jamais donné beaucoup de détails sur ses contrats, mais, ces derniers temps, Kylar se sentait de plus en plus mis à l'écart. Blint voulait-il créer un vide entre lui et son apprenti afin qu'il lui soit plus facile de le tuer le moment venu ?" empl. 4515

samedi 14 mai 2016

Chronique : Miriam Black 1 - Blackbird

Miriam Black, tome 1 : Blackbird de Chuck Wendig

Panini Books, 2014, 477 p.

Fantastique, urban fantasy


 
Miriam Black sait quand vous allez mourir.

Accidents de voiture, crises cardiaques, meurtres, Miriam a tout vu. Elle possède un don : au contact des gens, elle voit la façon doit ils vont mourir.

Elle a bien essayé de sauver certaines personnes, mais elle n'a fait que précipiter leur fin. Aujourd'hui, Miriam évite les foules et mène une vie d'errance... jusqu'à ce qu'elle croise la route de Louis...

Elle le voit mourir assassiné dans d'ignobles circonstances, mais surtout, elle le voit mourir en prononcant son nom...

Comment Miriam peut-elle être mêlée au meurtre d'un homme qu'elle ne connait pas ? Cette fois, pourra-t-elle changer le cours du destin sans précipiter la mort de Louis, et provoquer la sienne au passage ?

On va commencer par le futile : avez-vous remarqué cette couverture de toute beauté ? Elle est pleine de détails. D'ailleurs, en refermant le bouquin, j'ai passé quelques minutes à la scruter pour chercher les petits trucs auxquels je n'avais pas fait attention de prime abord tellement j'avais envie de rester dans l'ambiance de ce livre.
On va continuer avec la partie complètement nulle : c'est édité chez Panini, donc forcément, les deux tomes suivants ne sont pas traduits. Ce n'est pas vraiment gênant en soi car l'histoire se tient toute seule dans ce tome, il n'y a pas de cliffhanger donc il peut se suffire à lui-même. Mais moi, j'ai vraiment envie de continuer à découvrir cette série. Au pire, c'est peut-être le truc qui me fera me mettre à la lecture en anglais.
Passons maintenant au récit en lui-même. Vous l'aurez compris, je pense, j'ai kiffé ma mémé. Mais, attention disclaimer (et si vous me connaissez un peu, ça ne vous étonnera pas) le livre est un peu violent. Si vous affectionnez la poésie et les envolées lyriques, vous n'en trouverez pas ici. Si vous êtes aficionados de l'urban fantasy où on retrouve de la romance, du triangle amoureux, passez votre chemin. Miriam Black, elle est badass. Elle ne veut pas s'encombrer de bons sentiments. Elle a dû apprendre à s'endurcir, normal quand on voit la façon dont les gens vont mourir au moindre contact, même involontaire. Ah, et si vous avez envie de découvrir de nouvelles expressions ordurières, vous serez ravis. Certaines ont rejoint mon panthéon personnel (oui, parce que quand on a un enfant, on essaie de ne pas dire de gros mots, mais on peut toujours utiliser un florilège d'expressions tout aussi vulgaires mais innovantes).
J'ai particulièrement apprécié la construction du récit, parsemé d'interludes qui éclairent le passé de Miriam, principalement, mais aussi de certains autres personnages. Néanmoins, cela découpe le récit et je me suis rendue compte que si j'avais été happée dès la première page, je m'étais un peu ennuyée au milieu du récit. Il se passe pourtant des choses (voire même beaucoup de choses), mais je n'ai pas réussi à plonger dedans. Il manquait ce petit supplément d'âme pourtant bien présent dans le reste du livre. Parce que, oui, la troisième partie m'a fait passer une semi-nuit blanche. D'ailleurs, j'ai eu tellement de mal à lâcher ce livre sur la fin que j'en ai écrit un premier jet de chronique dans la foulée. Ce qui ne m'arrive jamais, surtout pas à 2h du matin.
Outre ce côté particulièrement addictif, l'autre point extrêmement positif, ce sont les personnages. Primo, ils sont tous intéressants. Deuxio – merci Auteur – ils ne sont pas parfaits. Je ne parle pas de leur caractère uniquement, mais aussi de leur physique. Ça arrive trop peu souvent (ou alors, c'est parce qu'il s'agit des méchants), et diantre ! Ça fait du bien ! Oui, il y a des hommes qui ont de la brioche. Oui, les femmes ne sortent pas d'un catalogue de lingerie. Un peu de diversité dans les physiques, c'est bon à lire, ça n'empêche pas de s'identifier et de faire travailler notre imagination de lecteur, loin de là. Bon, j'aurais beaucoup à dire sur le sujet, et ce n'est pas le propos ici, mais ça a beaucoup participé à mon amour de ce bouquin.
Enfin, même si l'histoire se tient en un seul tome, il reste assez d'interrogations en fin de livre pour qu'on ait envie de savoir la suite (en plus du charisme de l'héroïne), notamment au sujet de l'origine du don de Miriam, de sa santé mentale ou encore de l'épisode où elle rencontre la voyante. J'ai très très envie de savoir la suite comme je le disais plus haut. Et à mon avis, si vous vous lancez, vous aurez envie de savoir la suite aussi.
A savoir, on retrouve à la fin un bonus, comme sur les éditions collector de DVD, dont une interview de l'auteur assez funky qui m'a fait décider que j'aimais beaucoup cette personne.

Ma note en corbeaux : 5/5

  • Le récit addictif
  • L'héroïne charismatique
  • La diversité des personnages et leur background
  • L'écriture très visuelle
  • L'originalité du tout

  • La suite n'est pas publiée en français
  • Un milieu de récit un peu en-dessous