dimanche 31 juillet 2016

Lazy Sunday #27 avec Red Rising

Moi, qui essaie discrètement d'aller faire la sieste

Je ne sais pas vous, mais moi, le dimanche, j'ai souvent un peu la flemme d'écrire une jolie chronique. Ou même une moche
Lazy Sunday (j'ai hésité avec "Dimanche de feignasse", mais ça faisait moins cosy et plus loque humaine, donc je me suis rabattue sur la version anglophone du machin) sert à vous présenter rapidement ma lecture en cours (ou celle que je viens de finir), et de vous teaser en vous mettant quelques phrases tirées d'une page au hasard.


Red Rising de Pierce Brown
Hachette, 2015, 480 p.
SF, YA, Dystopie
Je n'entends QUE du bien de cette série depuis des mois et des mois et des mois ! Paraîtrait même qu'elle n'a pas tous les défauts du YA dystopique qu'on nous sert... Bref, j'avais vraiment très très envie de le lire, alors je l'ai demandé sans hésiter quand je l'ai vu débarquer sur NetGalley.
C'est de la dystopie, alors on va retrouver une société oppressante envers les "faibles", un système hiérarchique tout ce qu'il y a de plus injuste. Mais plus que ça. Le héros va intégrer cette élite, pour détruire la Société de l'intérieur. Sauf qu'évidemment, il va traverser des épreuves difficiles, et même se rendre compte que tout n'est pas tout noir ou tout blanc.
"Il faisait nuit. J'ai juste vu son couteau. Je n'ai pas entendu sa voix. Il a fallu que je saute d'une falaise. J'ai mis un certain temps à rejoindre la meute. (Il n'en rajoute pas. Mais j'ai vu la façon dont il boîte.) Nous ne pouvions pas rester dans la montagne. Ses hommes... ils sont partout.
- Mais nous avons ramené un souvenir de là-bas, dit Chardon.
Elle caresse de la main les scalps qui pendent à sa ceinture. Son sourire est tout maternel.
Empl. 6842

samedi 30 juillet 2016

Chronique : Le tendre baiser du tyrannosaure

Le tendre baiser du tyrannosaure d'Agnès Abécassis

Le Livre de Poche, 2016, 350 p.

Chick-lit, Contemporaine

Lu en partenariat avec NetGalley et Le Livre de Poche

Rassurez-vous, il n'y a pas de vrai tyrannosaure dans cette histoire.
Mais on y trouve Félix, un paléontologue peureux à qui sa grand-mère ordonne de quitter la femme avec laquelle il vit pour affronter ses pires angoisses. S'il y parvient, il aura droit à une immense surprise... Et puis il y a Olive, sur le point de se marier, qui annonce à sa famille que son couple ne désire pas avoir d'enfant. Scandale, indignation et machinations de la mère et de la belle-mère ! On évoque Tom, aussi ? Un flic désabusé et terriblement romantique, trop sans doute pur la fille capricieuse qu'il va rencontrer. Et n'oublions pas Ava, vendeuse d'escarpins de luxe, qui reçoit un jour d'une cliente millionnaire un bijou hors de prix et quitte illico l'emploi qu'elle déteste tant. Jusqu'à ce que son bijou disparaisse...
Des personnages qui forment une bande irrésistible et nous emportent dans un tourbillon de sentiments. Une comédie réjouissante, à dévorer d'urgence !

Attention, braves gens, roman feel-good en perspective ! On va suivre ici les destins entrecroisés de plusieurs personnages, la plupart étant malheureux dans leur vie / leur couple. Et comme c'est un roman feel-good, point de pathos : les personnages vont se donner un coup de pied aux fesses salvateur, qui leur permettra de repartir du bon pied (pas celui dans leur fondement, donc).
Les personnages sont crédibles malgré les situations parfois un peu loufoques qu'ils traversent. J'ai eu notamment beaucoup d'affection pour Olive, qui ne veut pas avoir d'enfant. C'est un sujet assez peu abordé, notamment pour la pression que la famille peut mettre dans cette situation. Et j'ai surtout beaucoup apprécié qu'elle soit tout de même heureuse dans son couple et que l'auteure ne lui fasse pas tomber un désir subit de maternité sur le coin du nez. Ben ouais, on peut être heureux sans faire de lardons, merci bien (oui, je sais, j'ai un enfant, mais le choix inverse est tout aussi respectable). Et les réactions de la (belle-)famille, si elles sont insupportables restent hilarantes.
Félix, le paléontologue un peu geek, très timide, extrêmement attendrissant m'a aussi fait passer de jolis moments. Et Ava, en-dehors d'avoir un joli prénom, donne une jolie leçon sur l'importance de se sentir bien au travail. Parce qu'au final, si on attend de gagner au Loto pour faire quelque chose qu'on aime, on ne fait bien souvent rien (oui, je sais, c'est facile dans un livre, plus dur dans la vraie vie, mais je pense que c'est le genre de message qui peut au moins apporter des pistes de réflexion).
Les péripéties et situations sont souvent loufoques et / ou improbables, donc même si le dénouement et "facile", ou du moins prévisible, on en redemande. 
La fin est digne d'un roman feel-good, parfait pour la saison. Je n'ai pas été prise aux tripes pour ma part, mais j'ai beaucoup souri au cours de ma lecture, principalement grâce au style agréable de l'auteure.
Malheureusement, ce même style m'a également empêchée de m'attacher plus que ça aux personnages. Amateurs de bons mots, vous serez ravis. Mon problème étant que ces jeux de mots se retrouvent jusque dans les dialogues ou les pensées des différents personnages, ce qui fait que je ne leur ai pas trouvé de personnalité propre.
Je pense donc relire l'auteure, que je découvrais avec ce livre, à condition que ce ne soit pas avec un roman chorale car ce manque de différenciation entre les personnages m'a vraiment gênée.

Ma note en tyrannosaure : 3.5/5


  • Le récit sans temps mort
  • L'humour
  • Certains personnages vraiment attachants
  • Manque de différenciation entre les personnages dû au style de l'auteure


mercredi 27 juillet 2016

Chronique : Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers

Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers de Benjamin Alire Saenz

PKJ, 2015, 359 p.

Contemporaine, YA

Ari, quinze ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n'ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais... C'est donc l'un avec l'autre, et l'un pour l'autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l'univers.

Fortes d'une première lecture commune avec Valentine Pumpkins du Brocoli de Merlin (diantre ! où a-t-elle été pêcher un nom pareil ?) où on avait un avis tellement similaire qu'on aurait quasiment pu inverser nos chroniques (à part que les siennes ont de jolies illustrations, hein), on s'est dit qu'on allait remettre ça, rapport qu'on avait toutes les deux ce livre qui avait été un coup de cœur général pour toute la blogo. Moi, ça me met carrément la pression quand tout le monde aime un bouquin. Je ne sais pas si c'est par esprit de contradiction ou si je deviens une vieille conne exigeante, mais en général, je suis beaucoup moins enthousiaste. 
Que les choses soient claires, j'ai beaucoup aimé ma lecture. Mais je me demande encore pourquoi cet euphorie générale, parce que clairement, quelques petits trucs m'ont gênée.
Ce livre se lit avec beaucoup de facilité, le style est simple mais assez poétique, les chapitres sont courts (surtout vers la fin) mais utiles au récit, ce qui fait qu'on enchaîne les pages hyper facilement.
Aristote est un ado assez renfermé, pas très populaire, mais pas bouc émissaire non plus. (j'ai lu dans des chroniques qu'il était marginal, ça n'a pas du tout été mon ressenti, il est plutôt banal dans son comportement, simplement un peu solitaire, mais sans en souffrir ni avoir des attitudes hors norme). Solitaire, donc. Jusqu'à sa rencontre avec Dante, un autre ado bien plus expansif que lui.
Il ne se passe pas grand-chose dans cette histoire, mais les personnages sont remarquablement bien décrits, leur psychologie est fouillée et le style de l'auteur rend leur quotidien intéressant. Moi qui ne suis pas une grande fan des dialogues, j'ai adoré leurs échanges, souvent drôles, toujours improbables.
C'est une très belle histoire d'amitié, et ça fait du bien d'en lire une. Je ne sais pas si c'est moi, mais je trouve que souvent en YA, l'amitié est plutôt à sens unique : le héros a un ami qui va se sacrifier pour lui et en retour, c'est un peu peanuts. Ici, ce n'est pas le cas.
On retrouve aussi une grande importance de la famille. Et une famille dont les parents ne sont ni parfaits ni ultra-permissifs (voire inexistants comme c'est encore une fois souvent le cas en YA, ce qui a tendance à me taper sur les nerfs). Là, les parents sont bien présents, ils font des erreurs, mais ils essaient de faire de leur mieux. Ils s'inquiètent, soutiennent, interdisent, aiment. Bref, ce sont des parents normaux. 
Malgré tous ces points positifs, ce n'est pas le coup de cœur annoncé.
Attention, à partir de maintenant, je vais être obligée de spoiler un peu pour m'expliquer !
La quête identitaire d'Ari est très bien décrite dans un premier temps. On sent cet ado paumé, chercher des réponses. J'ai aimé que la question de l'homosexualité soit abordée, parce que c'est encore rare. Mais pour moi, ça n'a pas pris. Parce qu'à aucun moment Ari ne se pose la question d'une éventuelle homosexualité ou même bisexualité. Il ne le fait pas quand Dante lui avoue son attirance, il ne le fait pas quand on lui dit que Dante a des sentiments pour lui, ni quand Dante l'embrasse. D'ailleurs, c'est le seul moment où on n'est pas dans la tête d'Ari, donc pour moi, quand il explique que oui, il a aimé, bien plus tard, j'ai vraiment eu l'impression de voir une grosse ficelle. Ce qui fait que je n'ai absolument pas eu l'impression qu'il s'était finalement "trouvé", bien au contraire. Il suit encore ce qu'on lui dit. En mode "ah, ben si maman dit que je suis amoureux, c'est que je dois l'être". 
En plus, très franchement, pour ceux qui l'ont lu, j'ai trouvé l'argument de l'accident complètement bidon. Je suis persuadée que oui, ça aurait pu être un réflexe, d'ailleurs, j'aurais probablement réagi de la même façon même envers un inconnu, simplement parce qu'on ne mesure pas le danger dans ce genre de situation. 
Du coup, la fin ne m'a pas vraiment convaincue, même si j'ai énormément apprécié ma lecture. Je le conseille quand même vivement à ceux qui ne l'auraient pas encore lu, car c'est très beau, rapide à lire (et que concernant les points négatifs, mon ressenti est très personnel).

Ma note en potrait d'Aristote : 4/5


  • Le style de l'auteur, simple et poétique
  • L'homosexualité bien abordée dans un premier temps
  • Les dialogues savoureux
  • Une très belle histoire d'amitié
  • Des familles crédibles
  • L'homosexualité mal amenée pour Aristote
  • Dante est un poil trop parfait


mardi 26 juillet 2016

Top Ten Tuesday #4

Le récapitulatif des liens se fait chez Frogzine !

Je participe assez de façon plutôt aléatoire : les thèmes ne m'inspirent pas forcément toujours et je manque parfois de temps pour réfléchir à ce top 10. Mais là, on cause univers et bouquins, et j'avais tellement d'idées que BIM ! Troisième participation d'affilée !

Les 10 univers de livres dans lesquels vous voudriez aller

(mais que c'est pas facile, parce que je lis quand même des trucs assez sombres, et tant qu'à faire, je voudrais bien ne pas mourir dans d'atroces souffrances, alors y a plein d'univers bien que j'élimine)
 

Ça, c'est clairement mon top 3  ! 
Qui n'a pas rêvé de recevoir sa lettre d'admission à Poudlard ? De boire une Bièraubeurre à Pré-aux-Lards ? De s'essayer au Quidditch ? De faire le ménage et la vaisselle d'un tour de baguette magique ? L'univers de Harry Potter nous fait tous rêver, y a pas à tortiller.
Idem pour les Arches de La Passe-Miroir... Personnellement, je lance un message à Christelle Dabos : je me ferais complètement avoir si des "spin-offs" concernant l'univers de cette série sortaient. 
Ah, et puis, moi, je voudrais bien avoir un daemon (en espérant que ce ne soit pas un oiseau, parce que les oiseaux me fichent les jetons !). Et voyager d'univers en univers, comme dans À la croisée des mondes.


 Je triche un peu, mais après tout des romans et des comics existent, mais l'univers de Buffy m'envoie quand même du rêve. Je ne me serais pas vue Tueuse (trop salissant !), mais j'aurais fait une super Observatrice, sans déconner.
Et, si je n'ai jamais réussi à finir Le Seigneur des Anneaux, j'aurais quand même bien kiffé me balader dans la Comté. Et croiser un elfe ou deux au passage, voire même m'aventurer dans les mines des nains, je suis sûre que leur réputation de mecs bourrus est très surfaite.
Le pensionnat de Mlle Géraldine n'a quand même pas la classe de Poudlard, OK, mais il vole ! Aller au bahut là-dedans aurait été un peu plus funky, faut bien l'avouer.
J'aime bien les voyages dans le temps (d'ailleurs, j'ai hésité à tricher une autre fois et caler Doctor Who dans le lot), du coup, pourquoi pas Outlander. Sans causer de Jamie, l’Écosse me plaît déjà à notre époque, mais rencontrer de vrais highlanders m'aurait bien plus aussi.
Ou alors, j'aurais fait comme Althea dans Les Aventuriers de la Mer, j'aurais embarqué et vécu de folles aventures sur l'eau.
Et évidemment, mon côté froussarde-de-l'infini aurait pu se faire aux Annales du Disque-Monde, parce que même si on y rencontre la Mort plus souvent qu'à son tour, on se rend compte qu'au final, il est plutôt sympa, et pas dénué de sens de l'humour.
Et croiser Belle, le Grand Méchant Loup, Blanche-Neige, ou encore Boucle-d'Or dans un New York contemporain pourrait également être assez fun. Parce qu'il faut bien avouer que les contes de fées, c'est bien joli, mais il s'est passé quoi en vrai ?

Et vous, quels sont les univers où vous aimeriez faire un tour ?

lundi 25 juillet 2016

C'est Lundi, que lisez-vous ? #25

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?


Toute petite semaine pour moi puisque j'ai seulement eu le temps de finir Le tendre baiser du tyrannosaure d'Agnès Abécassis, un roman feel-good empli de personnages attachants. Très sympa, malheureusement le style de l'auteure m'a lassée au bour d'un moment, je vous en reparle plus longuement très vite



2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?


Red Rising, tome 1 de Pierce Brown ENFIN ! Le début est très immersif, j'aime beaucoup pour le moment, mais je manque de temps pour le dévorer.


3. Que vais-je lire ensuite ?

Queen Betsy, tome 1 - Vampire et célibataire de MaryJanice Davidson, parce que ça devrait se lire vite et bien !
Une île de Tracey Garvis Graves, dont j'ai entendu de très bons échos.
Enfin, ça, c'est si j'ai le temps et si je ne change pas d'avis entre temps !


Et vous, que lisez-vous ?

dimanche 24 juillet 2016

Lazy Sunday #26 avec Le tendre baiser du tyrannosaure

Je ne sais pas vous, mais moi, le dimanche, j'ai souvent un peu la flemme d'écrire une jolie chronique. Ou même une moche
Lazy Sunday (j'ai hésité avec "Dimanche de feignasse", mais ça faisait moins cosy et plus loque humaine, donc je me suis rabattue sur la version anglophone du machin) sert à vous présenter rapidement ma lecture en cours (ou celle que je viens de finir), et de vous teaser en vous mettant quelques phrases tirées d'une page au hasard.


Le tendre baiser du tyrannosaure d'Agnès Abécassis
Le Livre de Poche, 2016, 350 p.
Chick-Lit
J'en ai plutôt entendu du bien, et j'avais envie d'une lecture légère comme une plume, et qui fasse rire. Parce que c'est bien de rire de temps en temps.
De plein de personnages un peu barrés qui vont se croiser. De la vie qu'on peut vivre comme on l'entend, avec ou sans enfant, en solo ou en duo.
Et en vrai aucun tyrannosaure n'embrasse quelqu'un, hein.
"Quand Olive a reçu dans sa boîte aux lettres un paquet contenant une petite grenouillère craquante taille un mois, elle a commencé à trouver sa mère fatigante. Très fatigante. Et elle n'a pas hésité à prendre son téléphone pour le lui faire savoir. Avec des mots sans doute un peu plus familiers que d'ordinaire, et un niveau sonore inhabituel. [...]
Yokin, quant à lui, soulagé d'avoir échappé à une scène, a appelé sa mère pour lui faire un bisou.
MERCREDI.
Yokin n'aurait pas dû appeler sa mère pour lui faire un bisou. Elle a sans doute pensé qu'il manquait de tendresse, de câlins, d'affection, elle a probablement interprété d'une façon bizarre, étrange, voire inattendue l'élan de son fils, car elle a envoyé un paquet-cadeau."
Empl. 2907

vendredi 22 juillet 2016

La série du mois : L'assassin Royal, partie 1

On se retrouve aujourd'hui pour une série du mois qui sera exceptionnellement découpée en 3 parties. Et on va parler d'un classique de la fantasy, la série qu'on conseille à tous ceux qui veulent s'y mettre, et que les mateurs du genre ont forcément lu sinon ils ont raté leur vie (nan, c'est pas vrai) (mais ils en ont au mois entendu parler.
Ah, et si vous vous demandez pourquoi en 3 parties, c'est juste que la saga de L'Assassin Royal comporte 13 tomes à elle toute seule (ou 4 intégrales) (c'est pas pire que Le trône de Fer) et qu'on peut la découper en deux cycles. Et il faut savoir que chronologiquement, une autre saga se cale entre les deux cycles (Les Aventuriers de la mer) qui reprend des personnages et le monde.
Et pour la petite anecdote, Robin Hobb est même repartie sur un troisième cycle (que je n'ai pas encore lu, j'ai les deux premiers tomes et je serais assez curieuse d'avoir votre avis si vous avez testé)

Ça, c'est la place que prend la collection complète. Voilà.

L'Assassin Royal de Robin Hobb

1 - L'apprenti assassin

2 - L'assassin du roi

3 -La nef du crépuscule

4 - Le poison de la vengeance

5 -La voie magique

6 - La reine solitaire

(parution française entre 1998 et 2000 pour le grand format)
poche : J'ai Lu, coll. Fantasy et France Loisirs, coll. Piment
grand format : Pygmalion



 
Au royaume des Six-Duchés, dans l'inquiétant décor d'une forteresse battue par les vents et les flots, Fitz, un jeune garçon issu d'une lignée royale, fait à la cour le rude apprentissage de la vie. Un maître d'écurie, étrange et bourru, lui prodigue conseils et affection ; un vieux sage, isolé au sommet d'une tour, l'initie à la délicate perception du Bien et du Mal ; des molosses qui l'ont adopté lui apportent réconfort et protection. Commence alors pour le jeune homme un long voyage initiatique semé d'embûches et de trahisons. Un voyage sans retour au bout de l'angoisse, de l'amour, de la désespérance. Confronté aux cruelles exigences de la loyauté, existe-t-il pour lui une autre voie que celle du sacrifice ?

mercredi 20 juillet 2016

Chronique : Les intrigantes, 1 - Rivales

Les Intrigantes, tome 1 : Rivales de Christine Féret-Fleury

Hachette, 220 p., 2015

Romance, Historique


Merci à NetGalley et aux éditions Hachette pour cette lecture

Versailles est en émoi! Versailles se pâme!
Une nouvelle venue défraie la chronique: c'est une magnifique rousse flamboyante, qui se fait appeler Rouge et dont nul ne sait rien.
Le célèbre couturier Claude de Chinelle la prend sous son aile, il en fait son modèle, sa muse.
Les jalousies se déchaînent, les rivalités se déclarent: Rouge attise toutes les passions.
Ni la belle Élise de la Valle, ni le ténébreux Philippe de Saint-Agrève ne parviennent à percer son secret.
L'une la déteste, l'autre l'adore, mais Rouge demeure insaissable...

Bienvenue dans les coulisses de Versailles. Laissez-vous initier aux plus sulfureux secrets d'alcôves. Piquantes, insolentes, sensuelles: les intrigues de la cour du Roi-Soleil comme vous ne les avez jamais lues...

Ceux qui me suivent le savent : la romance, ce n'est pas mon genre de prédilection, et c'est peu de le dire. On ne va pas se mentir, je peux être très touchée par une histoire d'amour, mais je suis assez hermétique aux codes du genre, et malheureusement je n'en ai quasiment jamais lu qui ne soit pas bourrées de clichés. 
La romance historique trouve à peu près grâce à mes yeux, parce qu'il y a le côté historique, justement. Du coup, j'ai demandé celle-ci sur NetGalley, histoire de sortir un peu de ma zone de confort, et parce que la période concernée me plaît.
Au final, je ressors de cette lecture avec un goût de trop peu. C'est court, ça se lit bien et on se laisse embarquer dans les intrigues de Versailles avec plaisir. Mais c'est court, crénom ! 
On rencontre principalement deux personnages : Rouge et Élise. 
Je me suis beaucoup attachée à la première. Elle est tenace, prête à tout, secrète et guidée par une envie de vengeance dont on ne sait pas grand-chose. Tout cela m'a rendue très curieuse et les éléments disséminés au cours de ma lecture laissent présager quelque chose de bien sombre pour une romance. J'aime. 
Élise, quant à elle, est l'incarnation parfaite de la garce, et ce dès les premières pages. Elle est prête à tout pour vivre dans le luxe, sous prétexte de vouloir redorer le blason familial (rapport que sa famille est complètement désargentée et que ça se sait). Néanmoins, on prend plaisir à la suivre (et éventuellement à la détester). Elle va également nous livrer une facette de sa personnalité assez surprenante, même si elle restera jusqu'au bout l'archétype de la jeune femme ambitieuse et prête à tout.
Autour de ces deux femmes, on croise entre autres Philippe de Saint-Agrève. Malheureusement, ce personnage n'a pas su remporter mon adhésion : je l'ai trouvé plat et fade, sans consistance, je ne l'ai pas compris, et ses réactions tout comme ses propos m'ont parfois fait lever les yeux au ciel.
Mais on côtoie aussi quelques personnages ayant réellement existé, notamment Madame de Maintenon et Madame de Montespan. Je ne suis pas sûre qu'elles soient décrites très fidèlement, mais cela ancre le récit, et donne une autre dimension aux jeux de pouvoir que se livrent les deux héroïnes.
Le récit a une construction intéressante : on alterne avec une narration à la première personne pour suivre rouge, on passe à la troisième du point de vue d’Élise, et le tout est entrecoupé d'extraits de journaux de divers autres personnages, principalement un abbé qui se désole de la décadence de la Cour. J'ai beaucoup aimé ces passages qui nous éclairent vraiment sur le quotidien des courtisans.
La rivalité que nous promet le titre reste cependant assez légère, puisque seule une scène la met vraiment en valeur, quand le reste du récit est plutôt concentré sur la jalousie de l'une envers l'autre (la seconde l'ignorant royalement).
On voit finalement assez peu le côté romance dans ce premier tome (ce qui n'est pas pour me déplaire) et j'ai l'impression que l'auteure met en place une réelle histoire où la romance aura certes probablement une place mais où elle ne prendra pas toute la place, justement. 
La fin m'a un peu déçue : on se retrouve face à un cliffhanger qui malheureusement n'a pas su me tenir en haleine. Non pas que j'ai de fortes présomptions sur la suite, mais simplement il n'était pas assez bien amené à mon goût (mais j'avoue humblement que je ne saurais pas dire ce qui m'a dérangée, c'est vraiment purement subjectif !).
Malgré ce goût de trop peu (parce que j'aurais voulu plus de détails, plus de quotidien, plus d'intrigues), j'ai bien envie de lire la suite pour voir où l'auteure va nous emmener et faire le jour sur les zones d'ombres de ce premier tome (et enfin comprendre les motivations de Rouge). 

Ma note en soleils (Versailles, toussa) : 3/5

  • Les personnages principaux
  • L'apparition de personnages historiques
  • La construction du récit
  • La curiosité concernant le passé de Rouge
  • Trop rapide
  • La fin (mais c'est vraiment subjectif)
  • Le mâle de l'histoire qui manque un peu de substance