vendredi 15 décembre 2017

L'amie prodigieuse, tome 1

L'amie prodigieuse, tome 1 d'Elena Ferrante

Folio, 2016, 430 p.

Traduit par Elsa Damien

Contemporaine, Italie


Naples, fin des années cinquante. Deux amies, Elena et Lila, vivent dans un quartier défavorisé de la ville, leurs familles sont pauvres et, bien qu'elles soient douées pour les études, ce n'est pas la voie qui leur est promise. Lila, la surdouée, abandonne rapidement l'école pour travailler avec son père et son frère dans leur échoppe de cordonnier. En revanche, Elena est soutenue par son institutrice, qui pousse ses parents à l'envoyer au collège puis, plus tard, au lycée, comme les enfants des Carracci et des Sarratore, des familles plus aisées qui peuvent se le permettre.
Durant cette période, les deux jeunes filles se transforment physiquement et psychologiquement, s'entraident ou s'en prennent l'une à l'autre. Leurs chemins parfois se croisent et d'autres fois s'écartent, avec pour toile de fond une Naples sombre mais en ébullition, violente et dure. Des chemins qui les conduiront, après le passage par l'adolescence, à l'aube de l'âge adulte, non sans ruptures ni souffrances.
Formidable voyage dans Naples et dans l'Italie du boom économique, L'amie prodigieuse trace le portrait de deux héroïnes inoubliables, qu'Elena Ferrante traque avec passion et tendresse jusqu'au plus profond de leur âme.


J'ai commencé ce livre sans trop d'attentes : je l'avais pas mal vu en librairie, mais au final, j'en ai vu assez peu de chroniques sur la blogo, bizarrement. 
Et très vite, on est plongé - après un prologue un brin mystérieux - dans un quartier napolitain pauvre, post seconde guerre mondiale. Et à travers les yeux d'enfant de Lena, notre narratrice, le quartier prend vie subitement, en un claquement de doigts.
Très vite, elle va rencontrer Lila, et, par nécessité, se lier d'amitié avec elle. Tout aussi vite, Lila va exercer sans même le vouloir au départ un pouvoir fascinant sur la narratrice. Il faut dire que même enfant, Lila est intelligente, téméraire et sacrément culottée. Pourtant, elle n'est pas attachante, loin de là. Lena en est d'ailleurs consciente et la qualifie à plusieurs reprises de "méchante". Sans jugement, sans remettre en question leur relation. C'est un constat, Lila n'est pas une fille gentille. 

mardi 12 décembre 2017

Victoire, l'enfant de la honte


Victoire, l'enfant de la honte de Jean-Pierre Chassard

Auto-édition, 2016, 308 p.

Suspense, Contemporaine


Découvrir sur une insulte lancée, que vos parents ne sont pas vos parents fait le sol se dérober sous vos pieds. Alors vite, il faut chercher, savoir qui étaient ces êtres qui vous ont délaissé. C'est le cas de Victoire, brutalement dépossédée d'elle-même, qui retrouve le couvent où elle a été mise au monde. Un lieu-impasse, où les pistes concernant sa mère semblent se perdre... Toutefois, le courrier d'une religieuse, assorti d'une vieille photographie, ravive quelque temps plus tard ses espoirs et la conduit à Rosenbach où, grâce à la rencontre de Karl, elle apprend sa troublante ressemblance avec une châtelaine des environs. L'ascendance serait-elle pour autant merveilleuse ? Non, car il faut encore préciser que Victoire est une jeune allemande née en1941, au moment où la guerre battait son plein, où la déraison avait submergé la conscience des hommes, où le régime nazi, dans sa morbide obsession de la race, avait institué les Lebensborn. Ainsi, avant d'apprendre qui elle est, il faudra pour Victoire, passer par les zones ténébreuses de l'histoire allemande, par les lieux sordides et humiliants, pour toucher enfin à la vérité sur sa conception.


J'étais très intriguée par ce livre. Parce que si les bouquins autour de la deuxième guerre mondiale pullulent, je n'ai pas le souvenir d'en avoir lu qui abordaient ce sujet. Et puis, l'alternance entre le présent de narration (dans les années 60) et cette période sombre me semblait assez intéressante. 

Parce que maintenant, on a presque l'impression que cette guerre date d'un autre siècle (rapport qu'elle date vraiment d'un autre siècle), mais moins de 20 ans après, comment était-elle perçue ? 
Bref, ça et une quête identitaire, ça me bottait bien, parce que c'est toujours un sujet qui fonctionne bien avec moi.

lundi 11 décembre 2017

C'est Lundi, que lisez-vous #84

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 

La Perle et la Coquille de Nadia Hashimi a été une vraie claque. Le genre qui fout la gueule de bois littéraire. Un coup de coeur, un mélange quasi atomique d'émotions, de tendresse, de tristesse, de révulsion, de colère avec la découverte de ces deux destins de femmes.
Saving Paradise, tome 1 : En proie au rêve de Lise Syven, dont j'ai retrouvé la plume avec plaisir. Un thriller mystérieux, scientifico-fantastique, et le mélange des genres passe bien !

samedi 9 décembre 2017

Nous les menteurs


Nous les menteurs d'E. Lockhart

France Loisirs, 2015, 287 p.

Traduit par Nathalie Peronny

Contemporaine


Une famille belle et distinguée. Une île privée.
Une fille brillante, blessée ; un garçon passionné, engagé.
Un groupe de quatre adolescents - les Menteurs - dont l'amitié sera destructrice.
Une révolution. Un accident. Un secret.
Mensonges sur mensonges.
Le grand amour. La vérité.


Ce livre me tentait depuis un long moment et je n'étais qu'impatience lorsque je l'ai ouvert. 
On rencontre la famille Sinclair, de la haute bourgeoisie bien comme il faut : les membres de cette famille sont riches, beaux et fringants. 
Mais vite, très vite, on va voir les failles du tableau idyllique qu'ils veulent nous présenter. Parce que pour eux, et en particulier pour le patriarche et ses enfants, tout est dans ce qu'on présente au monde. C'est là que réside leur force. Ils donnent l'air d'être forts et puissants, et donc, ils le sont. Bien évidemment, on se rend vite compte que tout ça est assez malsain.

jeudi 7 décembre 2017

Throwback Thursday Livresque #48 Jeunesse !

BettieRose a lancé il y a quelques mois ce nouveau RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !


 
Cette semaine, suite au SLPJ de Montreuil, Bettie nous propose de causer livre jeunesse. Alors, je lis pas mal de jeunesse (même si de moins en moins de YA parce que je trouve que les schémas sont répétitifs depuis que c'est "vendeur" et que c'est souvent bourré de clichés) donc je pourrais vous parler de pas mal de choses présentes dans ma bibliothèque.
Mais puisque nous avons eu pas plus tard que lundi soir une mésaventure de type collision entre le cadre d'une porte et le front de ma douce enfant (collision qui nous a valu 4h aux urgences, avec un bébé de 18 mois, imaginez le bonheur + 3 points de suture, même pas en forme d'éclair + un doudou poisson ce qui fait que pour ma fille, ça valait visiblement le coup) à cause d'un livre (rapport qu'elle le tenait quand elle est tombée et n'a pas jugé utile de le lâcher pour protéger son parfait petit visage au moment de la chute), je me suis dit que j'allais causer des livres préférés de Paupiette pour changer.

Son livre préféré, c'est sans conteste celui-ci (et non, il n'est jamais trop tôt pour initier notre enfant au bon goût musical). On a déjà changé 3 fois les piles, elle se régale avec, et elle sait faire du hangbanging, merci
Mes premiers airs de rock chez Gründ. Gros point positif, les morceaux sont assez longs pour être reconnaissables et fredonnés en chœur. Gros point négatif : il manque quand même les Beatles. (mais sinon, on a droit à Elvis, les Beach Boys, les Clash, Springsteen, les Stones et Nirvana, ce qui est assez représentatif) 
Et sinon, il y a un petit chat musicien sur chaque illustration que ma fille se régale à trouver à chaque fois.




Ensuite, sans trop m'avancer, elle adore les contes de cette collection. Faut dire que vu qu'ils étaient à moi quand j'étais petite, elle ne les manipule pas seule, et en général, quand elle veut qu'on lui lise une histoire, c'est ceux-là qu'elle va chercher. Les illustrations sont très jolies, mais le texte encore un peu long pour elle. J'en ai une dizaine, elle les adore (surtout quand elle arrive à les attraper en douce).

Elle aime beaucoup frotter et renifler les pages de celui-ci, même s'il n'a pas d'histoire à proprement parler. Les rabats ne sont pas trop fragiles, et même si certaines odeurs font un peu chimiques, c'est assez ressemblant pour qu'elle les reconnaisse et les associe au bon fruit maintenant qu'elle parle un peu (trop).

Celui-ci lui plaît beaucoup.Chaque animal a sa texture et elle se régale en les chatouillant. Evidemment, elle
veut reproduire ça sur nous ensuite, mais c'est plutôt choupinet. Quand elle ne fait pas sa bourrine. Elle a appris le nom et le "bruit" des animaux grâce à ce livre (et à notre talent d'imitation des cris d'animaux exceptionnel, ça va sans dire), elle le manipule seule, elle se régale presque autant qu'avec le premier que j'ai présenté ici.

Je ne suis pas sûre que cela intéresse grand monde, mais j'aimerais assez présenter de temps en temps 3-4 bouquins jeunesse "testés et approuvés", je suis en train de réfléchir à un concept un peu sympa à ce sujet, mais si vous avez des suggestions, dites-le moi !

mercredi 6 décembre 2017

Tag - Fall book(s)

Les copinautes Kin et Kara m'ont taguée fort aimablement pour tag (amis des répétitions, bienvenue !) automnal, comme son nom l'indique.


Feuilles qui craquent : le monde est rempli de couleurs – Choisis un livre qui a du rouge/orange/jaune sur sa couverture.
Le deuxième tome d'Aeternia - L'envers du monde de Gabriel Katz. Hormis le dos musculeux de l'ami Desmeon, vous aurez le plaisir de découvrir un univers de fantasy particulièrement sombre et bien fichu. Ma chronique du tome 1 est par là, si vous voulez en savoir plus et ne pas vous faire spoiler allègrement !

Pull douillet – Il fait enfin assez froid pour enfiler des vêtements chauds et douillets : quel livre te réchauffe le cœur?
Le classique, j'ai envie de dire. Entre la nostalgie de la période à laquelle je l'ai lue et l'impression d'être comme à la maison tellement je connais les aventures de nos trois compères par cœur, j'ai l'impression d'être dans un nid quand je les relis. Un plaid, un thé, et c'est parti (ou une Biéraubeurre, hein, on ne va pas se mentir).

Air frais et piquant : Avec quel personnage voudrais-tu échanger ta place ?

Alors là, les gars, c'est une sacrée blague. Non, parce que les héros, dans les bouquins, en général, il leur arrive 2-3 bricoles. Je préfèrerais être un anonyme. Me balader dans la Comté et festoyer gaiement, ça me tenterait. Mais jamais de la vie je n'irai jeter un anneau à l'autre bout du monde poursuivi par des créatures pas ragoûtantes.

Cidre chaud : quel livre pas assez reconnu voudrais-tu voir devenir la prochaine lecture dont tout le monde parle ?
Alors déjà, j'ai une question : cékoi le cidre chaud. Le vin chaud, OK, je vois, et je valide, mais un truc pétillant et chaud, ça me semble bizarre. Je demande des explications (et éventuellement une dégustation)

Mais je trouve très clairement qu'on n'a pas assez parlé de ce bouquin, qui était une vraie perle d'émotions (et je ne dis pas ça que parce que j'étais sous le coup des hormones de grossesse quand je l'ai lu). C'est vraiment une petite pépite d'humour, de tendresse, de tout ce qu'on peut avoir envie de lire. Voilà.

Manteau, écharpes et gants – Le temps est devenu froid et il est temps de se couvrir. Quelle est la couverture de livre la plus embarrassante que vous possédez et que vous préférez cacher ?

Aaaaah, la joie des couvertures vintage de SF ! Bon, je triche un peu, parce qu'on me l'avait prêté, mais bon, j'avais l'impression de lire un hentai avec cettecouverture, autant dire que je n'aurais pas super assumé de le lire en public !

Potiron épicé : quelle nourriture vous réconforte en automne ?
Alors là, mes bons amis, autant j'aime manger, autant je n'ai pas de plat chouchou de saison. Bon, je suis plutôt team soupe quand il commence à faire froid, mais n'irai pas jusqu'à dire que ça me réconforte.

Bim bam boum, maintenant, je nomine les gars ! Le brocoli de Merlin, parce qu'elle est un peu trop absente et que ça me déplaît. La route des lecteurs, parce que un peu pareil. Maned Wolf, parce que je suis sûre qu'elle nous pondra un truc cool. Et Sixte, parce que j'ai découvert son bog tout récemment, et qu'elle arrivera à me faire saliver à la dernière question, j'en suis sûre. Et c'est déjà pas mal ! Mais si toi qui lis ce tag, tu es trop déçu que personne ne te l'ait envoyé dans la face, feel free !

mardi 5 décembre 2017

Les Outrepasseurs, tome 1 - Les Héritiers



Les Outrpasseurs, tome 1 - Les Héritiers de Cindy Van Wilder

Gulf Stream, 2014, 346 p.

Fantasy, Jeunesse


-Jure-moi fidélité et je te protégerai. Nous le ferons tous.
- Nous ?
- Les Outrepasseurs. Tous ceux qui portent la Marque. Regarde ces jeunes gens. Voilà ta seule famille, à présent. Vous combattrez ensemble. (Il baissa le ton de sa voix.) Nos adversaires ne s’arrêteront jamais. Les fés nous pourchassent depuis huit siècles. Une éternité pour nous. Un instant pour eux. »

Peter, un adolescent sans histoire, échappe de justesse à un attentat et découvre que l’attaque le visait personnellement. Emmené à Lion House, la résidence d’un mystérieux Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète qui lutte depuis des siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Les révélations de ces derniers vont changer le cours de sa vie…



J'ai lu ce livre il y a moult temps en compagnie de la très cool Althea. Et pour une raison que j'ignore, on ne l'avait pas chroniqué de suite. Brefons, comme j'ai l'intention de lire le tome 2 cet hiver, je me suis dit qu'il fallait que je répare cet outrage. 

lundi 4 décembre 2017

C'est Lundi, que lisez-vous ? #84


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 

  

Règne Animal de Jean-Baptiste Del Amo était très prenant, mais au final je reste assez perplexe. J'ai besoin de laisser passer quelque temps avant de m'en faire une idée, je pense.
J'ai beaucoup aimé Les Flamboyantes de Robin Wasserman, par contre. Une histoire d'amitié qui pose des questions, et construit quasiment comme un thriller. Par contre, les comparaisons avec Respire et Virgin Suicides sont un peu foireuses, hein.
Victoire, l'enfant de la honte de Jean-Pierre Chassard était plutôt agréable, quoique bien trop prédictible par moments. Je me suis un peu ennuyée sur la fin.

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
  


Saving Paradise, tome 1 - En proie au rêve de Lise Syven est à peine commencé mais me plaît déjà pas mal.
La perle et la coquille de Nadia Hashimi aura traîné un moment et je suis sur la fin. Juste une jolie claque que ces destins de femmes en Afghanistan. Si la fin est à la hauteur, on tiendra un coup de coeur !
La véritable histoire de Noël de Marko Leino me plaît beaucoup, même si je n'en suis qu'au chapitre 3 puisque je le lis (en LC) en mode calendrier de l'avent ! Vous risquez donc de le voir traîner encore un moment ici !


3. Que vais-je lire ensuite ?

Le Cold Winter Challenge a commencé, et depuis le temps que je me le garde sous le coude, je vais me ruer dès la fin de mes lectures en cours sur le tome 2 de La Passe-Miroir : Les fiancés du Clair-de-Lune de Christelle Dabos.


4. Blabla

Le concours pour gagner un de mes coups de coeur de l'année est toujours en ligne, et il vous reste encore une semaine pour participer ! 
Sinon, je suis officiellement malade comme un chien, mon enfant est beaucoup trop dynamique pour mes capacités actuelles et je ne rêve que de mon lit.
Et aussi, j'ai commencé I, Zombie, comme série, et c'est vraiment sympa !

Et vous, vous avez lu / fait quoi ?

samedi 2 décembre 2017

Nos faces cachées


Nos faces cachées d'Amy Harmon

Robert Laffont, collection R, 2015, 434 p.

Traduit par Fabienne Vidallet

Contemporaine, Romance


Ambrose Young est beau comme un dieu. Le genre de physique que l'on retrouve en couverture des romances. Et Fern Taylor en connaît un rayon, elle en lit depuis ses treize ans. Mais peut-être parce qu'il est si beau, Ambrose demeure inaccessible pour une fille comme elle. Jusqu'à ce qu'il cesse de l'être... Nos faces cachées est l'histoire de cinq amis qui partent à la guerre. L'histoire d'amour d'une jeune fille pour un garçon brisé, d'un guerrier pour une fille ordinaire. L'histoire d'une amitié profonde, d'un héroïsme du quotidien bouleversant. Un conte moderne qui vous rappellera qu'il existe un peu de Belle et un peu de Bête en chacun de nous...

Je n'avais absolument aucune attente concernant ce bouquin. Oui, tout le monde l'avait aimé, mais vu qu'il s'agissait d'une romance, et au vu du résumé, j'imaginais que ça allait être bourré de clichés et que j'allais lever les yeux au ciel constamment. Mais je pensais aussi qu'il se lirait vite et que je pourrais du coup expliquer pourquoi je n'aimais pas. Oui, je suis tordue, je sais.
Oui, ben en fait, j'ai bien aimé. Voilà. Bon, on va quand même mettre les pendules à l'heure : la partie romance n'est clairement pas ce qui m'a le plus emballée, entendons-nous bien.
En fait, à ma grande surprise, les thématiques abordées m'ont plutôt intéressée, et en plus, j'ai trouvé que c'était bien fichu. 

Bon, on ne va quand même pas se mentir : la romance plus ou moins au cœur du livre est plutôt cliché. Chacun pense ne pas être assez bien pour l'autre, tout le monde se court après, sans trop oser y croire, met l'autre sur un piédestal si haut qu'il ne peut que se casser la margoulette, et ça vire vite agaçant. Mais au final, on ne tombe pas non plus dans le pathos / drama, ce qui est une bonne chose. Donc oui, j'ai eu envie de baffer nos personnages principaux, mais non, ce n'est pas grave.
Et si ce n'est pas grave, c'est grâce aux thématiques abordées dans ce bouquin.
De manière général, le message délivré est une belle ode à la différence, à l'acceptation de l'autre. Le personnage principal masculin rentre dans ce cadre mais aussi le meilleur ami. Ce dernier montre un courage, une force, une détermination et un humour à toute épreuve, au point qu'il en fait de l'ombre à Ambrose. Limite, celui qui était la coqueluche du lycée et le beau gosse de service passe complètement à la trappe à côté.
L'acceptation de l'autre et de ses failles, physiques comme psychiques, est clairement un des gros ressorts du bouquin. Donc, le meilleur ami malade, qui ne se déplace plus que difficilement mais qui, guess what, a quand même envie d'avoir une vie aussi normale que possible.
On a l'ex-soldat, qui doit apprendre à vivre avec ce qu'il est maintenant. Les cicatrices sont physiques, mais pas seulement. Et là, on aborde le stress post-traumatique qui va être très bien décrit. On va parler de la guerre, de ce que c'est vraiment, d'à quoi ça ressemble quand on y est, des fantômes qui hantent pour toujours après. On va parler de la culpabilité, du sang sur les mains qu'on n'arrive pas à nettoyer, de celui qu'on n'a pas, mais duquel on se sent responsable quand même. 
On va parler du deuil. Celui des autres, de ceux qu'on aime et qui ne sont plus là, mais aussi de ce qu'on était avant. 
Ceci est un micro spoiler, mais la thématique de la maltraitance va également faire partie de l'intrigue, et j'ai trouvé que sur ce coup aussi l'autrice l'avait joué vraiment finement. On ne s'étend pas dessus, on n'en aura pas de détails, ça reste un peu (trop) en surface, peut-être, mais c'est traité avec beaucoup de pudeur. Tout le monde sait, mais personne n'agit, et je crois que la travailleuse sociale en moi a trouvé ça inadmissible et inacceptable. Mais c'est aussi tristement représentatif d'une réalité.
Au final, si la partie romance avait été encore un peu plus à l'écart, j'aurais vraiment adoré. Mais si vous êtes adeptes du genre, ou simplement, si une romance ne vous dérange pas à l'occasion, ce livre a sûrement tout ce qu'il faut pour être un coup de cœur. Pour ma part, je l'ai trouvé très émouvant malgré mon côté réfractaire à ce genre.

Ma lecture en un GIF : 



- Des thématiques bien abordées
- Certains personnages vraiment attachants

- Une romance un poil trop cliché