mardi 4 juillet 2017

Chronique : Les orphelins de Windrasor, tome 1 - Entre les murs

Merci à l'auteur pour cette lecture

Les orphelins de Windrasor, tome 1 - Entre les murs de Paul Clément

Auto-édition, 2017, 200 p.

Fantasy

À Windrasor, l’un des orphelinats les plus prestigieux du duché de Morenvagk, le sort des pensionnaires semble joué d’avance. Une adoption peu probable ou un envoi au front, synonyme de mort certaine au service d’une guerre dont plus personne ne semble se souvenir des raisons, sont leurs seules perspectives d’avenir.
Dans ce monde qui a perdu la tête, prisonniers du plateau imprenable sur lequel s’élève le célèbre orphelinat, Spinello et ses amis ne savent pourtant pas que le destin a prévu bien d’autres choses pour eux.
Toutes les grandes aventures ont un point de départ, parfois perdu au milieu de l’immensité d’une forêt entourant un bien étrange établissement.


J'avais pas mal entendu parler de l'auteur en particulier de son roman précédent Les Décharnés dont les échos étaient plutôt bons. Etant donné que je suis une trouillarde invétérée, je ne m'étais pas laissée tenter par cette histoire de zombie, mais j'étais tout de même curieuse de voir ce qu'il pouvait proposer dans un autre genre.
Et là, bim bam boum, je vois passer ce court roman de fantasy (dont le tome 2 est déjà disponible). Pile quand j'avais envie de lire de la fantasy. C'était comme qui dirait un signe.  Bref, il me le fallait.
Passée cette introduction un poil longuette (mais c'est pour ça que vous me lisez, hein ?) (hein ?), entrons dans le vif du sujet. 

Une fois n'est pas coutume, on va commencer par le moins bien, parce que j'aimerais bien que vous gardiez en tête le très cool. C'est le principe du meilleur pour la fin, tout ça. 
Ca ne révolutionne clairement pas le genre. On échappe (pour le moment) à un élu et à une prophétie, mais on va retrouver de jeunes gens, quasiment des enfants, qui sont plutôt dans une situation déplorable qui ne va pas aller en s'arrangeant. Orphelins (rapport au titre, vous aviez dû le noter), il va leur arriver une foultitude de péripéties. Attention, c'est plein de bonnes idées, mais c'est vrai que le(s) jeune(s) héros qui se font persécuter dans leur vie quotidienne, c'est un postulat de départ assez répandu. Idem pour le monde dont on sait finalement très peu de choses, si ce n'est qu'une guerre fait rage, opposant deux royaumes. Notre univers se limite dans ce tome à découvrir l'orphelinat où vivent les enfants (là encore, le titre du roman a pu vous mettre sur la voie, je suis d'une perspicacité impressionnante aujourd'hui).
On peut éventuellement déplorer le fait que ce tome soit très introductif, même si personnellement, ce n'est pas un point qui m'ait vraiment dérangée. Certaines scènes traînent peut-être un peu en longueur au détriment d'autres, mais très franchement, en cours de lecture, ça passe crème.
Bon, là, je vous ai peut-être perdus. Vous vous dites "ok, rien de nouveau, un début d'intrigue classique, et on rentre pas dans le vif du sujet, autant lire Tolkien" (pardon aux fans de Tolkien, j'ai jamais réussi à finir aucun de ses livres). Bah vous vous mettez le doigt dans l’œil jusqu'au coude. 
Déjà, causons personnages. Spinello, que l'on va suivre plus que les autres. Au début, on se dit que c'est le classique outsider qui deviendra le vrai héros, grande gueule, insolent, mais loyal et très gentil. Bah, oui, il est peut-être un peu tout ça, mais pas que. Il est cynique, il ne croit pas en grand-chose. Oui, il serait éventuellement prêt au sacrifice, mais il n'hésite pas à faire un truc stupide juste parce que ça le fait rire, tout en ayant bien conscience des conséquences auquelles il s'expose, mais auxquelles il expose aussi les autres. Du coup, un peu égocentré malgré tout, c'est loin d'être le héros / chevalier blanc qu'on retrouve régulièrement.
Les autres personnages que l'on va croiser sont tout aussi intéressants, parfois un peu moins nuancés, mais ils ont déjà une voix propre, et l'auteur a la brillante idée de leur accorder des chapitres complets de leurs points de vue. Cela nous permet d'avoir un autre regard sur certaines situations, de découvrir ce qu'il peut se produire pendant qu'un personnage différent fait autre chose et apporte beaucoup de dynamisme au récit tout en nous donnant l'opportunité de nous attacher vraiment aux autres protagonistes.
J'ai vraiment eu envie de faire un gros câlin à Placide. Doux, tendre, loyal, à la naïveté charmante, il croit ce qu'on lui dit sans se poser de questions. Sa candeur pourrait le rendre agaçant, mais non. On n'a pas envie de lui dire que le Père Noël n'existe pas, parce que les paillettes qu'il a encore dans les yeux, la fois qu'il a dans l'avenir, ce sont peut-être les seules touches d'optimisme dans ce monde difficile.
Quant à Iphis, on a vite tendance à vouloir y voir une espèce d'Hermione, le nez dans ses bouquins. Sauf que. Iphis a ses petits arrangements, elle veut la paix, par tous les moyens. Elle se satisfait de sa vie actuelle. Elle ne veut pas en changer, loin de là, ni en savoir plus.
On croise aussi Octave, le seul personnage adulte, proprement détestable. C'est sûrement le seul a manquer quelque peu de nuances, une sorte de Rusard encore plus machiavélique (oui, lui aussi voue une passion aux châtiments corporels).
L'univers, le peu qu'on en voit, a l'air particulièrement sombre, glauque et malsain. Si vous me lisez de temps en temps, vous savez déjà ce que je vais dire : J'AIME !
Et cette fin mes aïeux ! On n'a envie que d'une chose : se jeter sur la suite. Non qu'on soit face à un vulgaire cliffhanger, mais on sent que les choses vont changer drastiquement à Windrasor et on veut savoir où, quand, comment, qui, pourquoi et dans quelle étagère !
  • Les personnages en particulier ceux des enfants
  • L'univers qui s'annonce sombre et mystérieux
  • La fin !

  • Un début assez "classique"
  • Quelques passages sont peut-être un peu longs

11 commentaires:

  1. Réponses
    1. Oh, oui, vraiment, je pense qu'il te plairait en plus (à force de traîner sur ton blog, j'ai l'impression de cerner un peu tes goûts en matière de lecture)

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  2. Il a l'air vraiment pas mal, il pourrait me plaire, merci de la découverte :D

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  3. Je ne connaissais pas du tout ce livre ni l'auteure (boooouh), du coup ça me tente bien, pourquoi pas ! =)

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    1. Bah si tu aimes l'horreur et les zombies, les décharnés devrait te plaire, il a eu plein plein de bonnes critiques en tout cas. Et celui-ci, c'est bien sombre et plutôt fantasy. Bref, tu devrais trouver un truc qui te tente pour la découvrir, parce qu'il écrit plutôt bien le monsieur !

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  4. Les zombies me bottent plus, j'avoue ^^
    Du coup, vu que Les décharnés est déjà dans ma PAL, je commencerais par celui-là !

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    1. Je suis trop croisade pur cette histoire de zombies, moi ! Mais je suis curieuse de voir ton suis quand même.

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  5. Je ne connaissais pas ce livre mais il a l'air vraiment sympa. Je le note :)

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    1. Très sympa, bien écrit et il se lit hyper vite. Que des bons points.

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  6. J'ai vraiment adoré ce livre! Je n'avais pas eu l'occasion d'en lire de cette trempe et cela fut une réelle surprise :)
    Peut-être que si j'avais eu plus d'expérience dans le genre, j'aurai eu un avis aussi critique que toi sur bien des points, mais ce ne fut pas le cas. Comme toi j'ai hâte de lire la suite :D

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