lundi 30 octobre 2017

C'est Lundi, que lisez-vous ? #79

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 

Le premier tome d'Agatha Raisin de M.C. Beaton ne m'a pas hyper convaincue. Oui, le personnage principal est plutôt original, mais pour le reste, bof-bof. Je ne sais pas si je me lancerai dans la suite.
Le couple d'à côté de Shari Lapena est plutôt agréable, même si je n'ai pas eu de grande surprise du début à la fin.

jeudi 26 octobre 2017

Throwback Thursday Livresque #44 Fais-moi peur !

BettieRose a lancé il y a quelques mois ce nouveau RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

 
BOUH ! Ahah, mon humour n'a décidément aucune limite. Hem. Sinon, en vrai, je suis une sacrée trouillarde. Je ne peux plus regarder un film d'horreur, et vu que je crains encore plus ce qui est suggéré, les romans horrifiques, c'est vraiment pas ma came (d'où mon indécision quand j'ai envie de lire du Stephen King et mes recherches à n'en plus finir sur lesquels de ses bouquins on peut lire sans avoir envie de trouver refuge dans son lit, la lumière allumée). Mais j'ai lu il y a quelques mois un livre qui rentre tout à fait dans le thème. Comme c'était de la jeunesse, j'y suis allée franco, et même si j'ai beaucoup aimé, je dois bien avouer que je n'étais pas hyper sereine.
On va donc causer Monstrologue, aujourd"hui. Il y a quelques similitudes avec la saga de L'épouvanteur mais en bien plus horrifique à mon goût. Ce bouquin a des notes absolument pas méritées à mon sens et j'ai passé un très bon moment à frissonner en sa compagnie.

Ce premier tome va s'axer principalement sur la découverte et la chasse d'un troupeau d'Anthropophagi, aka des bestioles quasi humanoïdes qui bouffent de l'humain au petit-déj'. Et au dîner. Bon, puis faut pas oublier le goûter, c'est important le goûter. C'est donc parti pour une chasse aux monstres pas piquée des hannetons. Et bon, vous savez comme je suis trouillarde si vous lisez mes chroniques de temps à autre. Ben ça a beau être de la jeunesse, j'avoue que j'ai grimacé une demi-douzaine de fois, et que j'ai souffert de claustrophobie par empathie. Bref, j'étais pas au top de ma forme en cours de lecture.
Le tout est plutôt bien écrit et cohérent. J'ai lu dans les avis négatifs qu'on reprochait des longueurs notamment dans les descriptions. Les mecs, ne lisez jamais du Verne, alors, parce que franchement, Yancey, c'est du pipi de chat en matière de précision scientifique à côté.
Parce que oui, Pellinore se réclame de la science, donc on va avoir de la description anatomique, biologique et tout ce qui sera nécessaire pour étudier les créatures pas-mignonnes.
Mais franchement, j'ai passé un bon moment. J'ai frissonné, mais pas trop ( = j'ai pas fait de cauchemars !), j'ai été intriguée, j'ai eu envie de lire la suite, de savoir ce qui allait se passer, et je suis définitivement partante pour un tome 2 !

mardi 24 octobre 2017

Le meurtre d'O'Doul Bridge

Lu en partenariat avec Taurnada

Le meurtre d'O'Doul Bridge de Florent Marotta

Taurnada, 2017, 248 p.

Policier

San Francisco, sa baie, son océan, sa population cosmopolite. C'est dans cette ville de l'Ouest américain que Michael Ballanger a décidé de se reconstruire. Loin de sa famille en lambeaux, loin de la France où un tueur en série mit sa vie en miettes. Le coach de vie à succès renaît avec la difficulté qui suit la perte d'un être cher. Mais le voilà mêlé au meurtre d'un notable. Au moment de mourir, l'homme a composé un numéro, le sien. Alors la tourmente l'emporte. Réveillant les douleurs du passé.

Ma première impression en commençant ce livre a été plutôt bonne. Très vite, le héros parvient à nous charmer, à nous faire rire, à nous émouvoir. Un peu trop grande gueule, n'hésitant pas à balancer leurs quatre vérités aux gens qui croisent son chemin, doté d'un sacré sens du second degré, et têtu comme une mule tout en fuyant un passé que l'on imagine très vite assez difficile, il est attachant.
Ma seconde impression, qui sera pour moi LE point noir du livre, concerne les personnages féminins. Pas un n'est à la hauteur de notre ami apprenti détective. Et il faut bien avouer qu'elles

lundi 23 octobre 2017

C'est Lundi, que lisez-vous ? #78

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 

 
Orgueil et Préjugés de Jane Austen, enfin fini ! J'ai aimé / adoré. Malgré tout, je continue de penser que c'est quasiment overrated, parce que Lizzie Bennett et Darcy sevalent bien par moments en terme de tête à claques, ahah.
Meg Corbyn, tome 1 : Lettres écarlates d'Anne Bishop m'a beaucoup beaucoup plu. Je n'avais pas rencontré d'univers bit-lit aussi intrigant depuis bien longtemps, et les personnages sont hyper attachants même si le tout est souvent assez prévisible.
La fille du rivage de Pramoedya Ananta Toer m'a beaucoup plu aussi. En fait, c'est presque un coup de cœur, si ce n'est que j'aurais aimé que l'histoire continue, c'était presque trop vite fini, en tout cas pour ma curiosité face à ce portrait de femme aussi passionnant qu'instructif.

vendredi 20 octobre 2017

La magie de Paris, tome 1 - Le coeur et le sabre

Lu en partenariat via NetGalley

La magie de Paris, tome 1 -  Le cœur et le sabre d'Olivier Gay

Castelmore, 2017, 250 p.

Fantastique, Jeunesse

Chloé, élève en seconde, assiste un jour par hasard à un combat à l'épée entre Thomas, un élève d'une autre classe qu'elle connaît à peine, et une sorte de démon. L'adolescente tente d'intervenir mais est blessée et perd connaissance. A son réveil, la créature est morte et Thomas lui explique qu'il est un mage et que sa mission est de repérer et fermer les failles vers le monde des démons.
J'aime beaucoup Olivier Gay que j'ai découvert d'abord avec ses policiers, et un poil plus tard avec de la fantasy. J'étais assez curieuse de voir si j'apprécierais tout autant son style en jeunesse, d'où ma lecture de ce premier tome.
Je dois avouer que j'ai tout d'abord été assez mitigée. Le début est un brin cliché, pas du tout dans les personnages présentés, mais par contre, assez dans le commencement de l'intrigue. Je voyais venir du classique et du coup assez ennuyeux, un truc à base d'élu.e.s, de pouvoirs insoupçonnés et je n'aurais pas été surprise par une histoire de prophétie. Mais Olivier Gay se "rattrape" vite et bien en tournant rapidement le truc en dérision, ou du moins, en nous incitant à creuser davantage. Et ça, j'aime.

jeudi 19 octobre 2017

Throwback Thursday Livresque #43 Sanglant ET nocturne !

BettieRose a lancé il y a quelques mois ce nouveau RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

 
On se retrouve cette semaine avec un thème que j'affectionne tout particulièrement et qui pour une fois ne m'a pas fait me creuser les méninges pendant 3 plombes. C'est donc parti ! 
Parce que bon, quoi de plus sanglant et nocturne d'un vampire, mmmh ? Mais avec de l'humour, c'est encore mieux, vous voyez ? Bref, let's meet Queen Betsie, qui après une mort passablement honteuse et douloureuse va devoir affronter les affres de sa nouvelle condition de reine des vampires ! Mais jamais sans une jolie paire de chaussures.
Notre héroïne a un côté à la fois insupportable et extrêmement sympathique. Oui, elle est superficielle par moments, mais elle le revendique. On peut lui accorder une capacité d'adaptation remarquable (là où, moi, je me serais certainement retrouvée en position fœtale à pleurer toutes les larmes de mon corps) mais en même temps, elle ne réfléchit pas beaucoup aux conséquences de ses actes.
Parce que bon, prévenir sa famille et ses amis quand on se relève d'entre les morts, ça me semble un peu étrange. On n'est pas à l'abri qu'ils réagissent mal. Genre, très mal. Potentiellement à base de pieu dans le cœur.
Idem, sa première préoccupation est de retrouver ses centaines de chaussures. Oui, ça donne lieu à des scènes très drôles, mais quand on ne sait rien de sa propre condition, ça me semble un peu ubuesque. Un peu comme si on se retrouvait sur une île déserte sans rien pour survivre et qu'on se lamentait parce qu'il n'y a pas de connexion internet.
Bref, si vous recherchez de la cohérence à tout prix et une psychologie des personnages fouillée, passez votre chemin. Si vous voulez du fun et de la détente, c'est fait pour vous.

mercredi 18 octobre 2017

La clé d'Oriane

Lu en partenariat avec l'autrice

La clé d'Oriane de Leslie Héliade

Auto-édition, 2017, 196 p.

Fantastique

Elle s’appelle Oriane, elle est dessinatrice. Il se surnomme Serrure, c’est un voleur. Lorsqu’elle le trouve dans son appartement, il prétend sortir d’un jeu virtuel. Il a besoin de son aide, car elle seule peut le sauver ! Et s’il disait la vérité ? Si tout cela n’était qu’une quête ? Une invitation à chercher la clé ?
J'aime beaucoup les livres qui traitent de jeux vidéo, étant donné que j'apprécie ceux-ci (même si je n'ai clairement plus le temps de jouer ces derniers mois). Tout ce qui cause de la réalité virtuelle, des intelligences artificielles m'intéresse assez. J'avais d'ailleurs beaucoup apprécié ma lecture d'I.R.L. d'Agnès Marot en particulier grâce aux thèmes de ce genre qui y était abordés.
J'ai donc été plutôt séduite par le résumé quand l'autrice m'a proposé de lire ce livre.
Pour être tout à fait honnête, je n'ai d'abord pas été hyper charmée par mon début de lecture. Les personnages m'ont semblé assez cliché au premier abord : la dessinatrice au look improbable, son mec policier qui se "pose" et cherche du sérieux, les critiques des gens autour concernant les jeux de rôle, etc. Ça ressemblait assez à un réquisitoire, et la passion de l'héroïne pour les jeux vidéos / de rôle faisait un peu métaphore de son soit-disant refus d'entrer dans le monde adulte d'après ses proches. 
Même Serrure, s'il a un côté assez sympathique, était vraiment le cliché du personnage qu'il était supposé incarner. Sauf pour le look, parce que franchement, on a vu plus discret pour un voleur. Hem.

lundi 16 octobre 2017

C'est Lundi, que lisez-vous ? #77

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 
 
Le meurtre d'O'Doul Bridge de Florent Marotta m'a plutôt plu malgré le caractère casse-bonbon de son héros par moment. Je dirais même que ça fait partie du charme !
La clé d'Oriane de Leslie Héliade a été une lecture bien sympathique même si j'ai eu un peu de mal à rentrer dedans.
Et c'est tout pour cette semaine, parce que je me suis lancée dans un sacré pavé, voyez-vous.

samedi 14 octobre 2017

The Girls

The Girls d'Emma Cline

10/18, 2017, 360 p.

Traduit par Jean Esch

Contemporaine

Le Nord de la Californie, à l’époque tourmentée de la fin des années 1960. Evie Boyd a quatorze ans, elle vit seule avec sa mère, que son père vient de quitter. Fille unique et mal dans sa peau, elle n’a que Connie, son amie d’enfance. Mais les deux amies se disputent dès le début de l’été qui précède le départ en pension d’Evie. Un après-midi, elle aperçoit dans le parc où elle est venue traîner, un groupe de filles dont la liberté, les tenues débraillées et l’atmosphère d’abandon qui les entoure la fascinent. Très vite, Evie tombe sous la coupe de Suzanne, l’aînée de cette bande, et se laisse entraîner dans le cercle d’une secte et de son leader charismatique, Russell. Caché dans les collines, leur ranch est aussi étrange que délabré, mais aux yeux d’Evie, il est exotique, excitant, électrique, et elle veut à tout prix s’y faire accepter. Tandis qu’elle passe de moins en moins de temps chez sa mère, et tandis que son obsession pour Suzanne va grandissant, Evie ne s’aperçoit pas qu’elle s’approche à grands pas d’une violence impensable, et de ce moment dans la vie d’une adolescente où tout peut basculer.
Je n'avais pas fait de lecture commune depuis un petit moment, aussi le Charmant Petit Monstre (que vous devriez tous connaître, rapport qu'elle est drôle et intéressante) aura eu droit à une version de moi faisant une LC complètement en retard et à la ramasse. 
Vous pourrez retrouver sa chronique ici.
J'avais très très très envie de lire ce livre depuis sa sortie en grand format, et c'est sa sortie en poche qui m'a décidée. Et j'ai aimé. Sauf que ce n'est pas tout à fait ce à quoi je m'attendais.
(note de moi-même (qui ça pourrait être d'autre vous demandez-vous ? moi aussi) : je viens de lire l'avis de Mimine la susnommée et on a un peu un sentiment similaire de brouillon dans la tête)
On va commencer par ce que j'ai adoré, genre vraiment. J'ai adoré Evie ado, qui a envie d'une vie un peu plus trépidante, qui a envie d'être remarquée, de ne pas passer inaperçue, mais en même temps de se fondre dans un moule et surtout - surtout - d'être aimée.

jeudi 12 octobre 2017

Throwback Thursday Livresque #42 - C'est l'automne

BettieRose a lancé il y a quelques mois ce nouveau RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

 
Bon, je vous avoue qu'une fois de plus, je n'ai pas eu d'illumination divine en voyant le thème. Est-ce qu'on cause couverture, période, rentrée scolaire, Halloween ? Moui, bon, du coup, je frôle le HS, mais j'en profite pour parler d'un libre que j'ai beaucoup aimé et dont je vais lire le tome 2 incessamment sous peu !
Le livre dont je vais vous causer a une couverture vaguement automnale, mais vraiment vaguement, ne se passe pas spécifiquement pendant cette période de l'année, mais se déroule en Irlande. Et l'Irlande, le meilleur moment pour la visiter, croyez-en quelqu'un qui y est allé plusieurs fois, c'est l'automne, parce que c'est là que c'est le plus joli et le plus plein de couleurs (ça vaut aussi pour l'Ecosse, cela dit). Bref, on va donc visiter un coin d'Eire grâce au premier tome de Dia Linn de Marie-Pierre Bardou et à son héroïne, Eileen ! Fan d'Histoire, de fresques familiales et d'Irlande ? Vous allez kiffer !
Eileen, l'héroïne, a 15 ans. Eileen est une fille de fermiers et sa famille va prendre de plein fouet la famine de 1845, la maladie et le politique menée en Irlande au cours de ces années-là. Vous n'aimez pas les drames,  les pertes et préférez les histoires où les petits oiseaux gazouillent ? Passez votre chemin. Eileen va en baver. Elle va devoir être courageuse, brave, dure. Elle va beaucoup grandir, parce qu'elle va beaucoup perdre. C'est une héroïne attachante, on la comprend, d'autant plus qu'elle reste humaine. Son but, c'est avant tout de protéger aux mieux sa vie et les siens. 
Alors, on ne va pas avoir affaire à l'héroïne classique qu'on voit souvent (en particulier en YA) qui va se rebeller contre un système injuste et mener tout une communauté à la victoire par la force de ses idées. On va simplement suivre une ado, qui a des valeurs mais n'est pas prête à tout sacrifier en leur nom. Au contraire, elle peut s'avouer vaincue. Elle veut pouvoir continuer à se regarder dans une glace - on va d'ailleurs beaucoup parler de la fierté des Irlandais - mais elle veut surtout vivre. Et elle fera ce qu'il faut pour ça.



lundi 9 octobre 2017

C'est Lundi, que lisez-vous ? #76

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 
 
 
La légende des Akakuchiba a été une très jolie surprise, abordant plein de thèmes intéressants.
Idem pour Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates. Très doux, plein de feel-good, mais qui a manqué un peu de profondeur dans les thèmes abordés pour moi.
Le premier tome de La Magie de Paris : Le cœur et le sabre d'Olivier Gay ne m'a pas hyper emballée au début, mais s'est bien rattrapé ensuite, j'attends donc le tome 2 de pied ferme.
Fendre l'armure d'Anna Gavalda (que je n'avais pas lue depuis des années) m'aura un peu réconciliée avec les nouvelles et c'est peut-être dû au format audio. 
Enfin, j'attendais peut-être beaucoup de The Girls d'Emma Cline, lu en LC avec un certain monstre charmant, mais je suis tout de même contente de ma lecture. 
Vous l'aurez compris : 2 bonnes semaines pour moi, sans la moindre déception.

dimanche 8 octobre 2017

La légende des Akakuchiba

Lu en partenariat avec NetGalley et Piranha

La légende des Akakuchiba de Kazuki Sakuraba

Piranha, 2017, 416 p.

Traduit par Jean-Louis de la Couronne

Contemporaine, Fresque familiale

À travers l’histoire de trois générations de femmes japonaises, Kazuki Sakuraba livre une saga familiale empreinte de réalisme magique, entre tradition et modernité.

Lorsqu’une fillette est retrouvée abandonnée dans la petite ville japonaise de Benimidori en cet été 1943, les villageois sont loin de s’imaginer qu’elle intégrera un jour l’illustre clan Akakuchiba et règnera en matriarche sur cette dynastie d’industriels de l’acier. C’est sa petite-fille, Toko, qui entreprend bien plus tard de nous raconter le destin hors du commun de sa famille. L’histoire de sa grand-mère, femme dotée d’étonnants dons de voyance, et celle de sa propre mère, chef d’un gang de motards devenue une célèbre mangaka, dont le succès permettra de sauver la famille du déclin dans un Japon frappé de plein fouet par la crise de l’industrie industrielle.
Malgré tout le bien que j'entends (et que je pense) de la littérature japonaise, j'en lis très peu. Voir ce livre sur le catalogue NetGalley m'a donc fait bondir de joie (oui, j'exagère un poil, mais tout de même). Japon + fresque familiale sur 3 générations de femmes ? Trois thèmes qui me correspondent tout à fait.
À travers la voix de la petite-fille, qui revient sur l'histoire de sa famille, nous rencontrons Man'Yo. Enfant des Montagnes abandonnée par les siens, absolument rien ne la prédestine à devenir la Grande Dame, celle qui règnera sur les Rouges, la famille qui nourrit le fief de Benimidori. Sauf que, sa future belle-mère en aura décidé autrement. Les dons de voyance de Man'Yo, ses origines un brin troubles, son physique différent ou un simple instinct vont la pousser à lui faire épouser son fils, l'héritier des aciéries.
Nous allons la suivre de son enfance à son ascension sociale, jusqu'à ce qu'elle soit elle-même la matriarche. Ses joies, ses peines, ses visions, nous saurons tout. Mais malgré tout, elle gardera une certaine aura, une part de mystère.