jeudi 22 février 2018

TBTL #57 - Addiction

BettieRose a lancé ce RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque, histoire de pouvoir (re)parler de bouquins qui nous ont marqué et qui passent vite à la trappe avec le flot de nouveautés. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !


 
Une fois n'est pas coutume, j'ai décidé de détourner un peu le thème de la semaine. Faut savoir qu'interprété littéralement, il m'inspirait assez. L'addiction, la dépendance, ce sont des thématiques que j'aime bien retrouver en littérature. Ado, je me suis enfilée L'herbe bleue et Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée notamment, et ce sont clairement des ouvrages qui ont marqué ma vie de lectrice. J'ai encore dans ma PAL des bouquins du comme Junky ou Trainspotting qui me font très très envie. 
Mais ce n'est pas la première chose qui m'est venue en tête à la lecture du thème.
Celle qui m'est venue en tête, puisqu'on est sur un blog extrêmement orienté littérature, c'est de savoir quel bouquin m'avait, moi, rendue complètement accro. Et je vais donc parler d'un livre qui a beaucoup fait parler, qu'on croise encore régulièrement, et qui m'a littéralement fait passer une ou deux nuits blanches tellement j'étais happée. Je l'ai lu bien avant la création de ce blog, donc vous n'en trouverez pas de chronique complète, mais je ne peux que vous encourager, si ce n'est déjà fait, à découvrir Joël Dicker de manière générale et plus particulièrement La vérité sur l'affaire Harry Quebert
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Ce livre mêle bien des intrigues et alterne entre passé et présent. Un jeune écrivain à succès, confronté au syndrome de la page blanche, apprend que son mentor et ami (le fameux Harry Quebert) est accusé du meurtre d'une jeune fille qui a eu lieu un trentaine d'années plus tôt. On va donc suivre son enquête personnelle pour faire innocenter (ou pas) son ami, se replonger dans le passé mais aussi réfléchir à bien des thématiques comme l'amour, l'amitié, la littérature (et d'autres que je ne mentionne pas histoire de ne pas spoiler (je suis une gentille personne)). L'action peut mettre un peu de temps à s'installer, mais arrivé à la moitié du livre, il y a de bonnes chances pour que vous ne le lâchiez plus ! Ca a été mon cas, et en le refermant, j'étais non seulement bluffée par la qualité de ce qui ressemble à un thriller sans en être tout à fait un, mais aussi par l'âge de l'auteur (et sa bogossité) : à peine deux ans de plus que moi. Inutile de dire que c'est un écrivain que je suis de près aujourd'hui encore ! 

mardi 20 février 2018

Ce qui nous lie


Ce qui nous lie de Samantha Bailly

Milady, 2013, 283 p.

Romance, Fantastique

Alice a un don. Les liens entre les individus lui apparaissent sous forme de fils lumineux. Un phénomène inexplicable qu’elle a appris à dissimuler... et à utiliser pour démasquer les hommes infidèles et venger les femmes trompées. Mais au fond, Alice aspire à retrouver une vie «normale», celle du bureau, des collègues et des relations simples. Son nouveau job dans un cabinet de recrutement semble lui offrir tout cela, et plus encore.
Parmi les personnalités variées qui cohabitent dans l’open space, elle rencontre Raphaël, chasseur de têtes et de cœurs, un homme inaccessible qui ne la laisse pas indifférente. Le seul dont Alice n’arrive pas à percevoir les liens.
Après avoir lu quelques livres de l'autrice, je finis par m'en procurer une bonne partie sans trop me poser de questions, même s'ils ne correspondent a priori pas aux genres que j'apprécie le plus. En l'occurrence, la romance. Bon, il y a quand même un aspect fantastique visiblement important, me dis-je en l'achetant, je pars donc du principe qu'avec la plume de Samantha Bailly, ça peut donner quelque chose d'intéressant. Je suis curieuse.

On part d'une idée très chouette avec une demoiselle qui a un pouvoir assez farfelu : elle voit les liens qui unissent les gens, elle voit leur force, leur éventuelle réciprocité. Cela rend sa vie avec les autres assez complexe, évidemment. D'autant que suite à une déception amoureuse, elle se lance dans une entreprise vengeresse à l'encontre des hommes infidèles. Puis vient le moment où elle doit commencer un véritable travail. Elle se rend alors compte qu'elle ne voit pas le liens qui unissent Raphaël, son nouveau boss, aux autres.
On va donc commencer par les choses qui m'ont fâchée. (c'est une façon de parler, j'étais pas vraiment fâchée, hein)

lundi 19 février 2018

C'est Lundi, que lisez-vous #91

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 


Premier coup de cœur de l'année pour Le gang des rêves de Luca di Fulvio, qui a absolument tout pour vous mettre une bonne grosse claque et devenir un classique de la littérature américaine !
American Gods de Neil Gaiman a été une sacrée (c'est le cas de le dire, huhu !) claque, j'ai très envie de découvrir la série, l'auteur m'a amenée là où je ne m'y serais pas attendue, et comme d'habitude avec lui, on a en prime plein de messages subliminaux. 
Le dernier jardin, tome 1 - Éphémère de Lauren DeStefano était plutôt cool, mais pas lu au milieu de lectures faites pour le mettre en valeur... 

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

 


J'ai commencé en audio Couleurs de l'incendie de Pierre Lemaître (sans avoir lu Au revoir là-haut, parce que j'ai le goût du risque) que j'aime beaucoup pour le moment (en plus, c'est lu par l'auteur, et j'adore l'humour qu'il instille dans sa façon de raconter son roman !) 
J'ai aussi commencé le nouveau roman d'Aurélie Valognes Au petit bonheur la chance ! qui m'attendrit beaucoup moins que Mémé dans les orties pour le moment.
   

3. Que vais-je lire ensuite ?

On se calme, j'ai fait beaucoup trop d'annonces ces dernières semaines, et une chose est claire : mon rythme de lecture a diminué. Beaucoup. Donc je vais déjà essayer de finir mes lectures en cours !
Mais, bon, j'attends une réponse pour une LC depuis une semaine concernant le tome 1 de La quête d'Ewilan, il est fort probable que je finisse par le lire toute seule !

4. Blabla

Déjà, vos retours (en commentaires ou en privé) sur mon article spécial jeu de société m'a vraiment motivée, donc merci ! J'en prépare un nouveau pour cette semaine (si j'ai le temps, parce que grosse semaine, et gros week-end surtout !). Puisqu'on est dans le thème, je serai ce week-end au festival du jeu à Cannes, peut-être samedi soir pour la nocturne, et dimanche dès l'ouverture en tout cas. J'essaierai du coup de vous faire un petit compte-rendu, et si vous passez par là-bas, faites-le moi savoir, ça serait chouette :)
Comme chaque année, mon cher et tendre et moi-même nous avons dignement fêté la Saint-Valentin en ne se rendant même pas compte du jour (enfin, jusqu'à ce que j'aille sur Twitter) et franchement : je m'en tamponne le coquillard avec une pelle à gâteaux. Par contre, on s'est fait un petit week-end en famille bien sympathique, qui a été l'occasion d'emmener notre Paupiette dans un aquarium. Vu qu'elle kiffe les poissons, il a fallu la déloger de la vitre de chaque aquarium à coup de pied dans le fondement avec fermeté mais tout le monde s'est régalé (et y avait des requins les gars. Je trouve ça dingue, moi. Je suis fascinée par ces bestioles.)

Et vous, vous avez lu / fait quoi ?

samedi 17 février 2018

Agatha Raisin mène l'enquête, tome 1 - La quiche fatale


Agatha Raisin mène l'enquête, tome 1 - La quiche fatale de MC Beaton

(originellement paru en 1992)

Albin Michel, 2016, 320 p.

Traduit par Esther Ménévis

Policier, Humour


Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d'une retraite anticipée dans un paisible village des Costwolds, où elle ne tarde pas à s'ennuyer ferme. Afficher ses talents de cordon-bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire. Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l'arbitre de la compétition s'effondre et Agatha doit révéler l'amère vérité : elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur. Pour se disculper, une seule solution : mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l'assassin.

Je commence à rédiger cette chronique et je l'admets volontiers : le doute m'assaille.
Je ne sais plus si j'ai aimé ou non. J'ai oscillé entre de francs sourires et un attachement un peu agacé envers l'héroïne et quelques soupirs d'ennui. Je doute, donc.
Viens, on va essayer de démêler tout ça !

jeudi 15 février 2018

TBTL #56 - Histoires d'amour

BettieRose a lancé ce RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque, histoire de pouvoir (re)parler de bouquins qui nous ont marqué et qui passent vite à la trappe avec le flot de nouveautés. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !


 
SI vous me connaissez un peu, vous savez une chose à mon sujet : je ne cours pas après les romances, loin de là. En plus, je trouve souvent les couvertures bien moches / kitschouilles. Par contre, il m'arrive d'en lire, histoire de voir si mes goûts n'évoluent pas (genre, quand j'étais petite, je détestais les épinards, alors que maintenant, c'est quasiment mon légume chouchou) (la salade d'épinards, c'est le bien) (oui, je m'égare). Bon, ben à ce jour ce n'est pas le cas. Ceci dit, je n'ai pas un cœur de pierre, et une histoire d'amour bien écrite peut me prendre au tripes. Je vous ai rebattu les oreilles maintes et maintes fois avec Belle du Seigneur, mais plus récemment, j'ai lu une petite pépite qui a fait partie de mes coups de cœur de l'an dernier.
Du coup, aujourd'hui, on va causer histoire d'amour. Une histoire d'amour dans un contexte bien particulier et entre des personnes bien particulières. Bienvenue dans l'Amérique des années 60, dans une petite banlieue résidentielle bien comme il faut. Bienvenue dans le voisinage de Billie et Eva, toutes deux sagement mariées et mères au foyer. Bienvenue dans Mémoire d'elles
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Mémoire d'elles, c'est une histoire d'amour bouleversante. 
Si le roman aborde l'amour entre deux femmes, mariées et mères de famille chacune de leur côté, il va surtout parler de tout ce qu'il y a autour. La société bien-pensante de l'époque, les commérage, mais aussi des thèmes durs sur lesquels je ne vais pas m'étendre histoire de ne pas spoiler cette histoire tout bonnement magnifique.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Billie et Eva sont très courageuses. Elles vont essayer de toutes leurs forces de se donner une chance, alors même qu'elles savent pertinemment que leur histoire ne peut pas durer sur le long terme. Pas à cette époque, pas avec la vie qu'elles ont, pas avec les enfants qu'elles aiment et ne veulent pas perdre. 
Je ne sais pas trop comment vous donner davantage envie de le lire, mais moi qui ne cède à aucune romance, je peux vous dire que celle-ci m'a chamboulée, et que ça va bien au-delà d'une histoire d'amour rendue compliquée par son contexte. 


mardi 13 février 2018

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates



Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows

10/18, coll. domaine étranger 2015, 410 p.

Traduit par Aline Azoulay

Épistolaire, Historique


Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis - un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates...) délices bien évidemment strictement prohibés par l'occupant. Jamais à court d'imagination, le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d'humanité Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d'autres habitants de Guernesey , découvrant l'histoire de l'île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l'impact de l'Occupation allemande sur leurs vies... Jusqu'au jour où elle comprend qu'elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l'invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu'elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.


Je lis bien peu de romans épistolaires. Pourtant, j'ai un très bon a priori dessus, la preuve en est. Ce qui est particulièrement réussi avec celui-ci, c'est que malgré sa forme, il nous plonge complètement et irrémédiablement dans l'intrigue (voire, les intrigues...) et les relations entre les différents personnages. Du coup, de base, et sans avancer plus que ça dans ma chronique, j'ai envie de dire : chapeau les autrices ! 
Bon, on va du coup parler très rapidement et brièvement des petites choses qui peuvent éventuellement fâcher un lecteur qui le découvrirait maintenant, après ne avoir entendu parler absolument partout, et toujours en termes élogieux. En se faisant tirer les oreilles pour ne pas l'avoir lu avant parce que c'est la référence ultime en terme de récit épistolaire moderne. Et on va faire genre ce lecteur c'est moi.

lundi 12 février 2018

C'est Lundi, que lisez-vous ? #90

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 

Bah, figurez-vous que je n'ai rien fini. Ceci dit, il me reste moins de 3 chapitres dans Le Gang des rêves, donc c'est sûrement pour ce soir !

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
  
   
Le gang des rêves de Lucio di Fulvio est donc quasiment terminé, et j'aime tellement que je savoure cette fin ! 
J'ai peu avancé dans Le Dernier Jardin, tome 1 - Éphémère de Lauren DeStefano, parce que bon, je dois bien avouer que j'y vois beaucoup de ficelles, donc à côté de mes autres lectures en cours, il passe vraiment au second plan.
Je me redécouvre en groupie de Neil Gaiman grâce à son American Gods qui envoie du pâté en croûte. Clairement, je l'ai presque fini, et j'ai pas envie. 

3. Que vais-je lire ensuite ?

   
Cette fois (ter repetita) devrait être la bonne pour enfin découvrir la plume de Pierre Bottero avec le premier tome de La quête d'Ewilan ! J'y crois !
Possible que je découvre aussi Phobos de Victor Dixen qui devrait m'accompagner en voiture, mais j'ai vraiment peur de ne pas aimer. L'avantage, c'est qu'au moins, je ne risque pas d'être déçue.


4. Blabla

La joie des maladies d'enfants aura été du voyage toute la semaine, et la joie encore plus grande de devoir trouver en urgence un RDV chez un pédiatre ou un généraliste pas manchot avec un bébé. Obtenir un rendez-vous, c'est vraiment la galère, pour tout vous dire, j'ai commencé mes recherches à 10h30 du matin, et j'ai réussi (hallellujah) à avoir enfin un RDV à 15h passées. Et encore, c'est parce que quelqu'un avait annulé.
Heureusement que les forfaits sont en illimités maintenant, je vous le dis !
À part ça, j'ai aussi lancé hier mon nouveau RDV à la fréquence encore inconnue concernant les jeux de société, j'ai hâte de voir vos retours et d'améliorer le machin ! Du coup, si vous voulez me donner votre avis, ce sera avec grand plaisir !

Et vous, vous avez lu / fait quoi ?

dimanche 11 février 2018

Jouons à... Dixit


À la demande générale d'une foule en délire composée de pas moins de 4 personnes, j'inaugure aujourd'hui, de façon prototypale, une nouvelle catégorie, un nouveau RDV qui sera probablement d'une fréquence aléatoire.
N'hésitez pas à me faire des suggestions d'amélioration, voire même de contenu (et de jeux à tester, j'ai une ludothèque plutôt très sympa dans ma ville !)
Bref, aujourd'hui, je vous propose de sortir votre tête de vos bouquins et de jouer ! 

Aujourd'hui, on va causer du très connu (et multi-récompensé) Dixit, mais pour une première, ça me semble plutôt pas mal.

Carte d'identité

Dixit, 2008, de Jean-Louis Roubirat, illustré par Marie Cardouat

édité par Libellud
3 à 6 joueurs
durée : 30 minutes annoncées, ça peut aller jusqu'à 45.

7 extensions (de nouvelles cartes), réalisées par un illustrateur différent à chaque fois
Un jeu réédité pour jouer jusqu'à 12 : Dixit Odissey 






C'est pour qui ?
- Ceux qui veulent des règles très simples
- Ceux qui n'aiment pas les parties qui durent des heures
- Ceux qui aimeraient bien jouer avec leur mamie (oui, je pars du cliché que les vieilles personnes ne jouent pas à Battlestar Galactica) (testé et approuvé) (pas le cliché, le coup des grands-parents qui y jouent)
- Ceux qui ne veulent pas passer 3 plombes à installer du matos
- Ceux qui ont une imagination qui déborde
- Ceux qui font attention aux détails
- Ceux qui ne sont pas hyper emballés par le principe du jeu de société
- Ceux qui peuvent baver devant de jolies illustrations
- Ceux qui aiment les explications capillotractées
- Ceux qui veulent passer un bon moment
- Ceux qui ont au moins 2 copains sous la main pour jouer

Comment qu'on joue ?
Avec facilité. BIM.
Déjà, regarde : 
Un plateau déjà intégré en mode jeu de l'oie, des petits jetons numérotés de 1 à 6, 6 pions de couleur, des cartes, et... Bah c'est tout.
On commence par choisir la couleur de son pion (de mignons petits lapins), les jetons assortis. Ensuite, on distribue à chacun 8 cartes, et on fait péter son imagination.
Le but, c'est bien évidemment d'être le premier à cumuler 30 points.
On avance d'autant de cases qu'on marque de points.

C'est bien joli tout ça, mais comment marque-t-on des points, me demanderez-vous. C'est là que l'imagination rentre dans la place. 
Chacun son tour, l'un des joueurs va devenir le "conteur". Il va trouver un mot,une expression, une petite histoire, un proverbe, fredonner une chanson. Bref, n'importe quoi qui pourrait faire deviner l'une de ses cartes en main. Chacun des autres joueurs va choisir la carte qu'il a dans son propre jeu qui correspondrait le mieux à ce que le conteur a dit. Toutes les cartes choisies sont ensuite mélangées, et tous les joueurs à l'exception du conteur doivent voter pour la carte qu'ils pensent être celle du conteur grâce aux jetons (mais face cachée, histoire de n'influencer personne d'autre).
Vous allez me dire que c'est hyper facile et qu'il suffit donc au conteur de décrire sa carte très précisément, mais vous vous fourvoyez.
Pour que le conteur marque des points, il faut qu'au moins l'un des joueurs trouve quelle était sa carte. Mais si tous trouvent, il ne marque rien.
À l'inverse, si un joueur a voté pour la carte d'un autre joueur (qui n'est pas le conteur sur ce tour, donc), ce dernier marque également un point. 
Simplissime, non ?
Ce qui est très chouette, c'est le nombre de détails sur chacune des cartes en question, ce qui permet de jouer sur plein d'aspects : détails cachés, ambiance générale, couleurs, etc.

Mon avis
Clairement, j'ai eu un gros coup de coeur pour ce jeu. Les illustrations sont toutes sublimes (on aimerait en faire des posters !), et c'est plutôt cool de faire travailler son imagination en ne réutilisant jamais les mêmes indices au fur et à mesure des parties. 
Mon seul bémol, c'est qu'il faut être au moins 3 pour jouer. Mais là encore, tout est envisageable, puisque j'ai trouvé sur Internet des variantes afin de pouvoir y jouer à deux (c'est un peu moins fun, je dois dire).
Ce qui est plutôt marrant, c'est aussi de voir les références de chacun, et la façon dont chaque personne va réfléchir pour aboutir à telle ou telle carte. 
Par contre, sachez-le, dans le jeu de base, pour peu qu'on joue à 6, on a vite fait le tour du lot de carte. Pas de panique, il existe largement assez d'extensions pour pouvoir redécouvrir ce jeu (mais bon, ça vous coûtera des sous à chaque fois, bien sûr).
De notre côté, nous avons acheté une extension, très jolie elle aussi. Je ne pense pas qu'on craquera pour toutes, mais avoir un petit pool de cartes en rab est clairement une bonne idée.





samedi 10 février 2018

Meg Corbyn, tome 1- Lettres écarlates


Meg Corbyn, tome 1 - Lettres écarlates d'Anne Bishop

Milady, 2014, 644 p.

Traduit par Sophie Barthélémy

Bit-lit


Meg Corbyn est une cassandra sangue, une prophétesse du sang, capable de prédire l’avenir lorsqu’elle s’incise la peau. Une malédiction qui lui a valu d’être traitée comme de la viande par des hommes sans scrupules prêts à la taillader pour s’enrichir. Mais aussi un don qui lui a permis de s’échapper et va la pousser à chercher refuge chez les Autres. Là où les lois humaines ne s’appliquent pas. Même si elle sait, grâce à cette vision, que Simon Wolfgard causera également sa perte. Car si le chef des loups est d’abord intrigué par cette humaine intrépide, peu de choses la séparent d’une simple proie à ses yeux…


Je n'avais pas lu de bit-lit depuis fort fort longtemps. Et dans le cadre d'une LC avec une copinaute sur LivrAddict, je me suis lancée dans ce petit pavé qui traînait dans ma liseuse depuis un petit moment. Eh bien, je dois bien l'avouer, j'ai eu envie de lire la suite genre, là, maintenant. Ce début de saga m'a complètement et intégralement emballée. 

Faut dire que j'avais eu une première expérience avec l'autrice qui m'avait laissé un super souvenir, entre lecture hyper addictive, monde super bien construit et personnages très charismatiques (coucou Les Joyaux noirs) (une pépite en fantasy que je recommande à exactement 367%) (en tout cas pour les trois premiers, je n'ai pas lu le 4ème qui se déroule dans le même univers mais avec d'autres personnages). Mais des fois, on a de trop grosses attentes, et on est déçu. C'est même souvent le cas. Mais Anne, sache-le, j'ai tout kiffé ma mémé une fois de plus !

jeudi 8 février 2018

TBTL #55 - Quelque part en France

BettieRose a lancé ce RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque, histoire de pouvoir (re)parler de bouquins qui nous ont marqué et qui passent vite à la trappe avec le flot de nouveautés. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

 
C'est un fait, je lis pas mal d'auteurs francophones, et ce dans tous les genres que j'apprécie (vu que je suis plutôt éclectique, ça en fait pas mal). Du coup, ben, j'avais un peu l'embarras du choix concernant notre RDV cette semaine. Alors, j'ai décidé de corser un peu la chose. Et mon idée, c'était OK, une histoire qui se passe en France, mais on va sortir du cliché que tout se passe à Paris même dans la littérature, et aussi, on va mettre un peu à l'honneur des mythes et légendes régionaux. Viens, on va (re)découvrir une petite pépite courte et funky !
 

Des légendes, il y en a un peu partout. Mais je pense qu'on s'accordera tous à se dire qu'il y en a une en France qui a un coup de plus. C'est partie, en route pour la Bretagne, ses paysages magnifiques et son "folklore". On va rencontrer des fées, et clairement, si de base ça te donne pas envie, je sais plus quoi faire. Ma chronique complète de Féelure de Silène Edgar est bien sûr dispo, mais mon avis en un coup d'oeil :
 Gwen a ce qu'il faut pour devenir fée. Mais avant de faire ce choix définitif, elle dispose d'une année pour se décider. La journée, elle pourra continuer sa vie d'humaine avec son mari, ses enfants, son travail. Et dès qu'elle s'endort, elle devient féeTout ce récit est au final très métaphorique dans les thèmes abordés et c'est vraiment ce qui m'a plu le plus. Mais il ne faut surtout pas mettre de côté la plume et l'humour qui s'en dégage. On sent que l'autrice s'est amusée à écrire ce texte, et surtout, on s'amuse avec elle. Il est plein de références à notre monde, à la pop-culture, plein de jeux de mots aussi improbables que drôles et j'ai souri plus d'une fois à la lecture de certains acronymes. Assez funky également de croiser certaines fées bien connues du grand public, comme Clochette, même si c'est assez brièvement. 

mardi 6 février 2018

La griffe du diable


La griffe du diable de Lara Dearman

Robert Laffont, coll. La Bête Noire, 2017, 404 p.

Traduit par Stephanie Leigniel et Dominique Haas

Thriller


Poursuivie par ses démons, Jennifer Dorey a quitté Londres pour retourner dans sa maison d'enfance avec sa mère, à Guernesey, ou elle est devenue reporter au journal local. Elle pensait pouvoir souffler un peu. Elle avait tort.

Quand le cadavre d'une jeune femme s'échoue sur une plage, la journaliste mène sa propre enquête et exhume plusieurs morts similaires qui s'étendent sur une cinquantaine d'années. Plus troublant encore, toutes les victimes avaient sur le bras des marques semblables à un symbole gravé sur un rocher de l'île : les « griffes du diable », dont la légende veut qu'elles aient été laissées par Satan lui-même...


Je jette toujours un œil attentif aux parutions de La Bête Noire, dont j'aime la plupart des thrillers. Du coup, quand en plus l'intrigue prend place sur une l'île de Guernesey (mon amour pour tout les pays / régions insulaires en particulier dans le nord ne se dément pas avec le temps) et qu'on me vend des légendes locales, ben je fonce.

Le hic, c'est que je fonce en ayant des attentes plus grandes que moi (c'pas bien dur, me direz-vous). Et là, ben clairement, je suis mitigée. Et mitigée en mode déçue. 
Pourquoi comment ?